Jazzablanca : Black Eyed Peas, Aïta Mon Amour et Salif Keïta font vibrer Anfa Park

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Jazzablanca : Black Eyed Peas, Aïta Mon Amour et Salif Keïta font vibrer Anfa ParkBlack Eyed Peas enflamment la scène de Jazzablanca avec leurs tubes légendaires © DR

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La 18ᵉ édition du Festival Jazzablanca a livré, samedi soir à Casablanca, une programmation d’une rare richesse, réunissant des artistes venus d’horizons variés pour une célébration vibrante des musiques du monde. À Casa Anfa, la scène principale a accueilli trois poids lourds de la scène internationale : les Français de Caravan Palace, la saxophoniste britannique Nubya Garcia, et les incontournables Black Eyed Peas.

Figure emblématique de l’électro-swing, Caravan Palace a offert une performance énergique mêlant swing, jazz manouche et musique électronique. Pour leur première venue au Maroc, les musiciens ont littéralement électrisé le public. «Il y a ici une atmosphère singulière, chaleureuse, et un grand professionnalisme des équipes techniques», a déclaré Charles Delaporte, contrebassiste du groupe, à l’issue du concert. Le groupe a exprimé le souhait de revenir se produire au Maroc, séduit par l’accueil enthousiaste du public.

Sur la Scène 21, Nubya Garcia, étoile montante du jazz londonien, a embarqué les festivaliers dans un voyage sonore expressif et métissé. Portée par son saxophone, elle a livré des morceaux comme Solstice, We Walk in Gold ou Odyssey, où se croisent sonorités jazz, R&B, broken beat et influences classiques. Une performance saluée pour sa fraîcheur et sa virtuosité.

Lire aussi : Vidéo-Jazzablanca : ambiance électrique pour l’ouverture de la 18ᵉ édition 

Les Black Eyed Peas enflamment la scène principale

La soirée a culminé avec la prestation très attendue des Black Eyed Peas. Le groupe californien a enchaîné ses plus grands tubes – I Gotta Feeling, Rock That Body, Pump It – dans un show calibré pour enflammer la foule. Avec plus de 35 millions d’albums vendus et une carrière jalonnée de succès planétaires, la formation a marqué cette édition de son empreinte.

En parallèle, la scène Nouveau Souffle, installée au Parc de la Ligue arabe, a mis à l’honneur les musiques traditionnelles marocaines revisitées. Le musicien Mehdi Qamoum, alias MediCament, a livré une fusion singulière de gnaoua, d’amazigh et de jazz, à travers son guembri à trois cordes. Une prestation hypnotique, reflet de son exploration entre racines et modernité.

Dimanche soir, Jazzablanca a poursuivi sur sa lancée en mettant à l’honneur les sonorités africaines. À Anfa Park, Salif Keïta, légende malienne de la musique mandingue, a offert un concert empreint de sobriété, centré sur l’acoustique de son dernier album So Kono. «Là où il y a la musique, il n’y a pas de haine», a-t-il confié, soulignant la proximité entre les cultures musicales du Mali et du Maroc.

En deuxième partie de soirée, le duo Aïta Mon Amour, composé de Widad Mjama et Khalil Epi, a proposé une réinterprétation électronique et poétique de la aïta. Leur performance immersive, entre mémoire populaire et innovation contemporaine, a séduit un public curieux et réceptif.

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