HCP : le marché du travail s’améliore au deuxième trimestre 2026
Emploi (Image d'illustration) © DR
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Le HCP inaugure avec l’EMO 2026 une nouvelle génération d’enquêtes statistiques, élaborée conformément aux dernières normes de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Cette enquête remplace l’ancienne Enquête nationale sur l’emploi (ENE) et introduit plusieurs changements majeurs, notamment une nouvelle définition de l’emploi, l’adoption du concept de « chômage strict » et une approche plus large de la sous-utilisation de la main-d’œuvre.
Le HCP précise d’ailleurs que les résultats de cette nouvelle enquête ne sont pas directement comparables avec ceux de l’ancien dispositif en raison des évolutions méthodologiques et conceptuelles.
Une participation au marché du travail en légère progression
Au deuxième trimestre 2026, la population active atteint 11,764 millions de personnes, soit 147.000 de plus qu’au premier trimestre. Le taux de participation s’établit à 42,2% au niveau national, contre 41,8% trois mois auparavant.
Cette progression reste néanmoins marquée par de profondes disparités. Alors que les hommes affichent un taux de participation de 66,5%, celui des femmes demeure limité à 18,1%. Les personnes âgées de 25 à 44 ans enregistrent les niveaux de participation les plus élevés, tandis que les jeunes de 15 à 24 ans restent les moins présents sur le marché du travail avec un taux de seulement 22,9%.
Le niveau de diplôme constitue également un facteur déterminant : près de sept titulaires d’un diplôme avancé sur dix participent au marché du travail, contre moins de quatre personnes sur dix parmi les non diplômés.
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L’évolution la plus significative concerne l’emploi. Le nombre de personnes occupant un emploi rémunéré atteint 10,643 millions, en hausse de 279.000 postes par rapport au premier trimestre, soit une progression de 2,7%.
Cette création d’emplois bénéficie aussi bien aux villes qu’aux campagnes. Les zones urbaines concentrent 187.000 nouveaux emplois, tandis que les zones rurales en gagnent 92.000.
Le taux d’emploi progresse ainsi de 37,3% à 38,2% au niveau national. Malgré cette amélioration, les écarts entre les sexes restent très prononcés : le taux d’emploi des hommes atteint 61,1%, contre seulement 15,4% chez les femmes.
Les services demeurent le principal moteur de l’emploi
La structure sectorielle de l’emploi confirme la prédominance du secteur des services, qui concentre près de la moitié des emplois rémunérés du pays avec 5,251 millions d’actifs, soit 49,3% de l’emploi total. L’agriculture, la sylviculture et la pêche arrivent en deuxième position avec 24,1% des emplois, suivies par l’industrie (13,7%) et le bâtiment et travaux publics (12,7%).
Sur le trimestre, le secteur des services est également celui qui crée le plus grand nombre de postes (+166.000), devant l’industrie (+47.000), le BTP (+42.000) et l’agriculture (+28.000). Autre indicateur encourageant : le volume des chômeurs au sens strict diminue de 132.000 personnes pour s’établir à 1,121 million.
Le taux de chômage strict recule ainsi à 9,5% contre 10,8% au trimestre précédent. Cette baisse est observée aussi bien en milieu urbain (11,9%) qu’en milieu rural (5,4%).
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Les femmes demeurent toutefois davantage touchées par le chômage avec un taux de 14,8%, contre 8,1% pour les hommes. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans restent les plus exposés avec un taux de chômage atteignant 27,2%, soit près de trois fois la moyenne nationale.
Une baisse de la sous-utilisation de la main-d’œuvre
Au-delà du chômage, le HCP met désormais l’accent sur la sous-utilisation de la main-d’œuvre, qui englobe également le sous-emploi et la main-d’œuvre potentielle. Le taux composite de sous-utilisation recule de 22,5% à 18,9% en un trimestre. Malgré cette amélioration, les difficultés restent particulièrement marquées chez les jeunes, dont le taux atteint encore 41,7%, ainsi que chez les femmes (26,7%).
Cette approche élargie permet de mieux mesurer les besoins non satisfaits en matière d’emploi et les différentes formes de fragilité sur le marché du travail.
Les performances varient fortement selon les régions. Dakhla-Oued Ed-Dahab enregistre le taux de participation le plus élevé (59,2%), devant Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (46,8%) et Casablanca-Settat (46,7%). À l’inverse, Drâa-Tafilalet (30,5%), l’Oriental (36,6%) et Souss-Massa (37,6%) affichent les niveaux de participation les plus faibles.
Concernant la pression exercée sur le marché du travail, les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra (26,2%), Guelmim-Oued Noun (24,9%) et l’Oriental (20,1%) présentent les taux combinés de chômage et de main-d’œuvre potentielle les plus élevés, traduisant des difficultés plus marquées d’insertion professionnelle.
Les résultats du deuxième trimestre 2026 traduisent une amélioration notable de la conjoncture du marché du travail, avec davantage d’emplois, une baisse du chômage et une réduction des différentes formes de sous-utilisation de la main-d’œuvre.
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