Grâce à son capital immatériel unique, le Maroc devient leader dans le design industriel
Image d’illustration. © DR
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Le Royaume occupe désormais le premier rang mondial pour “les dessins et modèles industriels” dans le Global Innovation Index (GII-Indice mondial de l’innovation). L’édition 2024 qui a été rendue publique, jeudi à Genève, par l’Organisation mondiale de la propriété industrielle (OMPI), révèle que le pays a amélioré son classement de 10 places en un an sur cet indicateur, ainsi que sur celui du taux d’intensité de ses actifs incorporels (capital immatériel). Tous deux sont des sous-indices du GII.
Pour le directeur général de l’OMPI, cette performance est le fruit d’un capital immatériel rayonnant. Soulignant le potentiel unique du Maroc en matière de création et de conception, Daren Tang a affirmé avoir constaté lors de ces voyages au Maroc que «la culture marocaine est unique et les Marocains en sont fiers». Selon lui, les Marocains intègrent leur patrimoine culturel dans le design industriel. Chose qui leur permet de remporter des succès dans ce domaine.
De son côté, le responsable à la division Économie et statistiques de l’OMPI et co-éditeur du GII 2024, a relevé que le Maroc devient de plus en plus attrayant pour le travail d’innovation dans les industries de l’automobile et aérospatiale. Sacha Wunsch-Vincent a souligné que le Royaume gagnerait à développer également des inventions et des brevets locaux.
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L’innovation en marche
Sur le plan général, le Maroc continue de grimper dans le classement de l’indice mondial de l’innovation, s’assurant la 66e place en 2024. Le pays a gagné quatre places sur la liste des 133 économies évaluées par le GII. Avec des «performances supérieures aux attentes compte tenu de son niveau de développement», le Maroc rejoint le groupe des économies à revenu intermédiaire du top 70 du classement qui ont progressé le plus rapidement dans ce classement depuis 2013, souligne l’OMPI.
Le Maroc se classe parmi les 30 premiers pour les dépenses en matière d’éducation, le taux d’actifs incorporels, la formation brute de capital, l’industrie manufacturière de haute technologie et les marques. Commentant cet exploit, Wunsch-Vincent a relevé que le Royaume excelle dans les résultats de l’innovation (47ᵉ), surpassant ses intrants, qui sont classés 89ᵉ. Et d’ajouter que les bons résultats du Maroc en matière de publications scientifiques et sa présence croissante dans le capital-risque (31ᵉ rang mondial) ont soutenu son écosystème d’innovation.
«Le Maroc était parmi les premiers pays, notamment avec la Chine et l’Inde – depuis 2011 déjà – à utiliser l’Indice Mondiale comme référence pour sa performance d’innovation, une indication de l’importance stratégique que l’innovation a pour le gouvernement marocain et notamment le ministère de l’Industrie et du Commerce et l’OMPIC», a souligné le responsable. «La diversification économique du Maroc, associée à des initiatives gouvernementales visant à encourager l’esprit d’entreprise, pousse le pays à aller de l’avant», a de plus relevé le co-éditeur du GII 2024. Et Sacha Wunsch-Vincent d’assurer que «l’augmentation des investissements en R&D permettront de maintenir sa trajectoire ascendante dans l’innovation».
Sur le continent, le Royaume occupe désormais le deuxième rang en Afrique, après l’Ile Maurice (55ᵉ mondial) et devançant l’Afrique du Sud (69ᵉ), la Tunisie (81ᵉ) et l’Égypte (86ᵉ). L’Algérie arrive, pour sa part, loin derrière, à la 115ᵉ place.
Le GII, qui en est à sa dix-septième édition, constitue la référence en matière de tendances mondiales dans le domaine de l’innovation. Il donne aux décideurs politiques, aux chefs d’entreprise et à d’autres acteurs des orientations permettant de libérer l’ingéniosité humaine afin d’améliorer les conditions de vie et de relever les défis communs, tels que le changement climatique.
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