Global Cities Index 2025 : Casablanca ferme la marche du classement

Mouna Aghlal

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Casablanca renforce son dispositif de propreté pour Aïd Al AdhaCasablanca © depositphotos

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Casablanca ferme la marche du Global Cities Resilience Index 2025, établi par le Future Investment Initiative Institute (FII) en partenariat avec le cabinet Kearney.

Sur les 31 grandes métropoles évaluées, la capitale économique se classe à la 31ᵉ place, derrière Lagos et Nairobi. Un résultat qui met en lumière les faiblesses structurelles d’une ville en plein essor, mais encore insuffisamment armée pour affronter les défis du XXIᵉ siècle.

L’indice mesure la capacité des villes à résister et à s’adapter aux perturbations climatiques, technologiques et sociales à travers cinq dimensions : gouvernance institutionnelle, finance durable, innovation technologique, capital humain et social, ainsi qu’intégration mondiale.

Lire aussi: Port de Casablanca : un chantier royal pour hisser la métropole au sommet

Gouvernance et planification : une stratégie encore fragmentée

Selon le rapport, les métropoles les mieux classées sont celles qui ont su transformer leurs institutions en leviers d’adaptation. À l’inverse, Casablanca reste majoritairement réactive et peine à intégrer la résilience dans sa planification urbaine.

L’absence d’un cadre global de développement durable, à l’image de ceux adoptés par Amsterdam ou Toronto, limite sa capacité à anticiper et gérer les crises environnementales ou sociales.

Sur le plan économique, la ville dispose d’un tissu entrepreneurial dense, mais peu structuré autour de la finance durable. Les partenariats public-privé orientés vers la durabilité sont rares, et les instruments financiers incitatifspour encourager des pratiques responsables font encore défaut. Cette situation freine non seulement la compétitivité, mais aussi l’attractivité internationale de Casablanca.

Capital humain et innovation : un virage numérique à consolider

Alors que des villes émergentes comme Dubaï ou Riyad investissent massivement dans la technologie, l’éducation et l’innovation, Casablanca peine à suivre le rythme.

Le retard dans la numérisation des services publics, la faible formation technologique et le manque de soutien à l’entrepreneuriat innovant freinent sa transition vers une économie du savoir.

L’absence d’un écosystème d’innovation intégré empêche la métropole de convertir le potentiel technologique en valeur publique durable.

Lire aussi: Assainissement Casablanca-Settat : comment anticiper la pluie ?

Le classement du FII Institute ne condamne pas Casablanca, mais il appelle à un changement de cap profond. En misant sur une planification urbaine cohérente, une gouvernance participative et une économie plus verte et inclusive, la métropole pourrait transformer ses fragilités actuelles en opportunités d’avenir.

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