France : la communauté marocaine a augmenté de 34,5% en 17 ans
Diaspora marocaine en France © DR
A
A
A
A
La communauté marocaine continue de s’affirmer comme l’une des plus importantes et influentes de France. Selon les données publiées par l’Observatoire des migrations et de la démographie, à travers son rapport intitulé « L’immigration tunisienne en France », le nombre de ressortissants marocains est passé de 634.000 en 2006 à près de 853.000 en 2023, soit une progression de 34,5%. En incluant leurs enfants et petits-enfants, la population marocaine résidant en France atteint 2,2 millions de personnes.
Cette prééminence se reflète aussi dans les titres de séjour. En 2024, 36.815 autorisations ont été accordées à des ressortissants marocains, contre 29.270 pour les Algériens et 22.456 pour les Tunisiens. La progression sur douze ans est nette : +70%, avec un pic de plus de 39.000 titres délivrés en 2022.
Entre intégration et fragilités sociales
Derrière ce poids démographique, des difficultés sont à noter. Le chômage des Marocains et Tunisiens atteint 14,7%, soit plus du double de la moyenne nationale (6,5%). Même la deuxième génération reste exposée, avec un taux de 13,9% et un emploi limité à 58,8%, contre 70,7% pour l’ensemble de la population. Le déficit éducatif est marqué : 40% des adultes n’ont aucun diplôme, et 44% des ménages vivent en logement social, un taux quatre fois supérieur à la moyenne.
Lire aussi : Marhaba, MRE et les billets qui font tourner l’été
L’attachement au pays d’origine demeure fort : 93% des migrants marocains de 18 à 59 ans gardent des liens réguliers avec le Maroc. En revanche, l’idée d’un retour séduit peu leurs descendants, seuls 3% des petits-enfants envisageant de s’installer un jour dans le pays des ancêtres.
Autre réalité moins reluisante : la hausse des interpellations pour séjour irrégulier. Entre 2020 et 2024, elles sont passées de 8.712 à près de 12.956. Les Marocains figurent ainsi, aux côtés des Algériens et des Tunisiens, parmi les nationalités les plus concernées.
Société - Chaque année, quand le croissant de lune annonce Aïd al-Adha, des milliers de familles installées en France vivent la fête en deux temps : celui du calendrier, et celui du souvenir.
Wissal Bendardka - 16 mai 2026Société - La DGSN inaugure de nouvelles structures sécuritaires à Tinghir et Casablanca pour renforcer la proximité et la rapidité d’intervention policière.
Rédaction LeBrief - 16 mai 2026Société - Deux jeunes individus soupçonnés de liens avec une organisation terroriste ont été arrêtés lors d’une opération sécuritaire coordonnée. Ils projetaient des actions violentes visant des cibles sensibles et l’ordre public.
Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026Société - Les prix des moutons de l’Aïd suscitent l’inquiétude des consommateurs, qui dénoncent des tarifs jugés excessifs.
El Mehdi El Azhary - 15 mai 2026Société - L’UM6SS organise à Casablanca, du 14 au 16 mai 2026, la 2e édition du CASIPS sur les pratiques avancées en sciences infirmières en Afrique.
El Mehdi El Azhary - 15 mai 2026Société - Un rapport du HCR souligne d’importantes inégalités d’accès aux aides pour les migrants.
El Mehdi El Azhary - 15 mai 2026Société - Selon les calculs astronomiques, Aïd al-Fitr 2026 pourrait tomber le samedi 21 mars au Maroc. La visibilité du croissant lunaire est prévue vendredi soir, mais la date officielle sera confirmée par le ministère des Habous.
Ilyasse Rhamir - 9 mars 2026Société - Le réseau CASA Tramway adopte des horaires spéciaux durant le mois de Ramadan.
Mouna Aghlal - 17 février 2026Société - Le Conseil supérieur des oulémas annonce la valeur de la Zakat Al Fitr pour 2026 à 25 dirhams pour l'année 1447 de l'Hégire.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Société-A l’occasion du 8 mars, LeBrief rend hommage à 8 femmes que nous avons rencontrées et interviewées ces derniers mois.
Sabrina El Faiz - 8 mars 2026Société - Soixante figures marocaines appellent le roi Mohammed VI à lancer des réformes profondes en phase avec les revendications de la jeunesse.
Hajar Toufik - 8 octobre 2025Dossier - Des piétons qui traversent d’un trottoir à l’autre, des voitures qui zigzaguent… À croire que les Casablancais vivent dans un jeu vidéo, sans bouton pause.
Sabrina El Faiz - 12 avril 2025