Filière équine : le Maroc mise sur la préservation des races Barbe et Arabe-Barbe
Cheval Barbe ©DR
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Alors que le Salon du Cheval se tient à El Jadida et que le Morocco Royal Tour y achève son circuit, la préservation des races Barbe et Arabe-Barbe reste un enjeu majeur pour la filière équine marocaine. Un contrat-programme d’un milliard de dirhams pour la période 2024-2030 prévoit notamment de soutenir le développement du secteur.
Le Barbe et l’Arabe-Barbe, deux races aux profils distincts
Derrière les compétitions équestres, une autre dimension du cheval marocain mérite l’attention : celle des races qui ont façonné son histoire et continuent d’occuper une place dans les pratiques équestres du Royaume. Le Barbe et l’Arabe-Barbe ne sont pas seulement des chevaux de tradition. Leurs caractéristiques, leurs usages et leur élevage en font des éléments importants du patrimoine équin national.
Originaire du Maghreb, le Barbe se distingue par sa robustesse, son endurance et son adaptation aux terrains difficiles. De taille moyenne, doté de membres solides, il est réputé pour sa polyvalence. Historiquement utilisé comme cheval de selle, il est aujourd’hui associé à la Tbourida, mais aussi à d’autres disciplines, notamment l’endurance et la randonnée équestre. Ses aptitudes lui permettent ainsi de conserver une place dans les pratiques traditionnelles comme dans certaines activités sportives modernes.
L’Arabe-Barbe possède un profil différent. Issu du croisement entre le Barbe et le Pur-sang arabe, il réunit des caractéristiques des deux races : la robustesse du premier et la finesse de l’autre. Polyvalent, il est particulièrement apprécié pour la Tbourida, où les qualités physiques du cheval comptent autant que son aptitude au travail avec le cavalier.
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Préserver les races, pérenniser la filière
Préserver ces races implique donc davantage que conserver une appellation ou une lignée. Cela suppose de maintenir une sélection génétique, d’encadrer la reproduction et de transmettre les savoir-faire liés à l’élevage. La Société Royale d’Encouragement du Cheval (SOREC) intervient dans ce processus à travers les haras nationaux, l’accompagnement des éleveurs et les concours destinés à valoriser les chevaux et à améliorer les races.
L’enjeu est également économique. Le développement des utilisations sportives et touristiques du Barbe et de l’Arabe-Barbe peut ouvrir de nouveaux débouchés aux éleveurs, au-delà de leurs usages traditionnels. La préservation des races dépend ainsi de leur capacité à conserver leur place dans les pratiques équestres contemporaines.
Un contrat-programme d’un milliard de dirhams
Cette ambition figure dans le contrat-programme 2024-2030, signé le 21 octobre 2023. Doté d’un milliard de dirhams pour l’ensemble de la filière équine, il prévoit notamment de soutenir l’élevage, d’améliorer la qualité génétique des races Barbe et Arabe-Barbe et de développer leurs usages. Le dispositif associe ainsi préservation du patrimoine équin et structuration économique de la filière.
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