Engrais phosphatés marocains : le Congrès américain relance le débat sur les droits compensateurs
Le congrès américain © DR
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Le processus législatif engagé au Congrès des États-Unis pour supprimer les droits compensateurs visant les importations d’engrais phosphatés marocains a franchi une étape déterminante. Un même texte a été déposé simultanément au Sénat et à la Chambre des représentants, soutenu par plusieurs organisations agricoles influentes. Cette initiative s’inscrit dans un débat commercial ouvert depuis 2020, devenu un sujet sensible pour les agriculteurs américains confrontés à la hausse du coût des intrants.
Le projet de loi, baptisé Lowering Input Costs for American Farmers Act, vise à alléger les charges des exploitants en supprimant les surtaxes appliquées sur ces importations. Les promoteurs du texte estiment que ces mesures ont durablement renchéri les coûts de production des grandes cultures comme le maïs, le soja ou le coton.
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Un contentieux commercial depuis 2020
Le différend remonte à l’instauration, en 2020, de droits compensateurs décidés par le département américain du Commerce à la suite d’une plainte du groupe Mosaic Company, soutenu notamment par J.R. Simplot. Ces entreprises accusaient certains exportateurs étrangers de bénéficier de subventions jugées déloyales.
Depuis, plusieurs organisations agricoles contestent la méthode de calcul de ces droits, estimant qu’ils ont réduit l’offre disponible et provoqué une flambée des prix. Le président de la NCGA souligne que les producteurs subissent depuis plusieurs années un niveau de coûts inédit.
Le débat actuel intervient dans le cadre d’une procédure de révision des mesures commerciales. Parallèlement, certaines exportations marocaines ont été suspendues, accentuant les tensions sur le marché américain des engrais, déjà fragilisé par les perturbations mondiales.
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