Effondrement à Fès : 21 personnes poursuivies après le drame

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Immeubles effondrés à Fès : le CNDH réclame des mesures urgentesVingt-deux personnes ont été tuées dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 décembre dans l’effondrement de deux immeubles dans la zone Bensouda du quartier Al-Massira, à Fès © DR

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L’enquête sur l’effondrement à Fès survenu en 2025 a franchi une nouvelle étape judiciaire. 21 personnes sont poursuivies pour homicide involontaire et blessures involontaires, après ce drame qui a fait des victimes dans la capitale spirituelle du Royaume.

Les poursuites visent différents intervenants susceptibles d’avoir eu un lien avec l’état du bâtiment, sa gestion ou son suivi. Cette décision traduit l’avancement de l’instruction et ouvre une phase déterminante pour établir les responsabilités pénales dans une affaire qui a fortement marqué l’opinion publique locale et nationale.

Ce que révèle l’enquête sur l’effondrement à Fès

Le dossier porte sur les circonstances qui ont conduit à l’écroulement de l’immeuble et sur les éventuels manquements ayant précédé le drame. Les chefs retenus, à savoir l’homicide involontaire et les blessures involontaires, concernent des faits commis sans intention de donner la mort ou de blesser, mais qui auraient résulté d’une négligence, d’une imprudence ou d’un défaut de précaution. La justice cherche ainsi à déterminer si des alertes ont été ignorées, si des travaux étaient nécessaires ou si des obligations de contrôle n’ont pas été respectées.

Prévisible enquête

Ce type d’affaire remet en lumière la question de la sécurité du bâti ancien dans plusieurs grandes villes marocaines, en particulier dans les quartiers denses où subsistent des constructions fragilisées par le temps, l’humidité ou l’absence d’entretien régulier. A Fès, comme dans d’autres agglomérations du Royaume, la coexistence entre patrimoine urbain ancien et habitat vulnérable pose un défi permanent aux autorités locales. Les opérations de recensement, d’expertise technique et de relogement des occupants exposés constituent des leviers importants, mais leur mise en œuvre reste souvent complexe en raison des situations sociales des ménages concernés et des contraintes foncières.

L’effondrement à Fès relance aussi le débat sur la prévention plutôt que sur la seule réaction après catastrophe. Au-delà de la procédure judiciaire, l’enjeu est de renforcer l’identification des immeubles menaçant ruine, d’accélérer les interventions administratives et d’améliorer la coordination entre collectivités, services techniques et propriétaires. La suite de la procédure permettra de préciser le rôle exact de chacun des mis en cause, tandis que les familles des victimes attendent des réponses sur les causes du drame et sur les défaillances qui auraient pu être évitées.

Dans ce contexte, cette affaire pourrait servir de référence pour d’autres dossiers similaires, en rappelant que la sécurité des habitants relève à la fois de la vigilance publique, de la responsabilité privée et du respect strict des règles de prévention.

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