Échanges extérieurs : hausse des importations et des exportations
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À fin août 2022, le déficit commercial au Maroc a augmenté de 56,1%, pour s’établir à 214,76 milliards de DH (MMDH) par rapport à la même période une année auparavant. Dans sa dernière note sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’Office des changes s’est penché sur les raisons de ce déficit. Il cite ainsi la hausse des importations de marchandises de 44,8%, ainsi que la hausse des exportations de plus de 37%.
L’Office a également indiqué que le taux de couverture a perdu 3,2 points pour atteindre 56,3% à fin août 2022, contre 59,5% en 2021. L’augmentation des importations de biens concerne la quasi-totalité des groupes de produits, en plus de la facture énergétique qui a plus que doublé, s’élevant à 103,05 MMDH. Cette tendance haussière résulte principalement d’une augmentation de 27,96 MMDH de l’offre gas-oil et fuel-oils. Leur prix a grimpé, passant à 49,51 DH/tonne en 2022 contre 21,55 DH/tonne en 2021.
La note révèle par ailleurs que les quantités importées enregistrent une hausse de 44,8%. Les importations des produits semi-finis ont ainsi affiché une augmentation de 53,1%, en raison de la forte croissance des achats de l’ammoniac utilisé dans la confection des engrais. Aussi, les importations de produits bruts ont grimpé de 69,5% suite à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés. Ces derniers ont presque triplé, dépassant les 15 MMDH à fin août 2022, contre 6,19 MMDH en 2021. Concernant les biens d’équipement, ils se sont accrus de 18% par rapport à l’année précédente, passant de 80,02 MMDH à 94,43 MMDH.
Interrogé par notre rédaction, Mehdi Fakir, expert en économie et en fiscalité, nous explique que «le déséquilibre commercial enregistré résulte de la crise internationale, qui a impacté nos importations et exportations. Les prix des exportations n’ont pas augmenté d’une manière spectaculaire par rapport à nos importations, notamment en matière d’hydrocarbures et matières premières».
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Hausse des produits alimentaires et non alimentaires
Les importations des produits alimentaires affichent une hausse de 51,6% soit plus de 20,74 MMDH. Cet accroissement est dû à la hausse importante des achats de blé qui ont plus que doublé, ainsi qu’à l’augmentation de 54,7% de son prix. En parallèle, les quantités importées de blé affichent une hausse de 32,3% par rapport à l’année dernière. De plus, les importations de l’orge connaissent également une augmentation importante de plus de 2,57 MMDH.
Notre intervenant explique cette hausse par «cette période de sécheresse, par l’augmentation des besoins nationaux et par la conjoncture économique internationale».
Pour les exportations, la hausse touche la majorité des secteurs, à savoir les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile, celui de l’agriculture et agroalimentaire, ainsi que celui du textile et cuir. Cette évolution intervient après l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques. Ainsi, les exportations de marchandises s’établissent à plus de 276,8 MMDH contre 201,97 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 37%. En revanche, les quantités exportées ont baissé de 15,5%.
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Recettes du tourisme et des Marocains résidant à l’étranger (MRE)
Les recettes touristiques ont explosé à fin août. Le solde excédentaire des voyages s’élève à 42,14 MMDH contre 14,16 MMDH une année auparavant.
Selon l’Office, les recettes touristiques se sont élevées à 52,2 MMDH contre 20,4 MMDH enregistrés à la même période l’an dernier. Par rapport à la même période en 2020, les recettes affichent une progression de 112,1%. Pour les recettes MRE, l’Office a souligné qu’«au titre des huit premiers mois de l’année 2022, les transferts de fonds effectués par les MRE se sont établis à 71,424 MMDH contre 64,188 MMDH durant la même période de l’année précédente, affichant une hausse de 11,3%».
Mehdi Fakir précise que les recettes touristiques ont augmenté grâce aux MRE. «Il faut rendre hommage aux Marocains du monde (MDM) qui sont rentrés au Maroc cet été. Aussi, il faut préciser que la saison touristique se poursuit et n’est pas encore terminée», conclut-il.
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