Driss Lachgar : l’USFP veut restaurer la confiance économique
Driss Lachgar, premier secrétaire de l'USFP, lors du débat « Les enjeux économiques des élections 2026 », organisé par le site Iqtissadicom © LeBrief
A
A
A
A
La confiance dans les institutions constitue aujourd’hui l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les économies, estime Driss Lachgar. Invité au débat « Les enjeux économiques des élections 2026 », organisé par le site Iktissadkom, le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a livré sa lecture des difficultés économiques du Maroc et des réformes qu’il juge nécessaires.
Pour le dirigeant socialiste, aucune politique économique ne peut produire pleinement ses effets sans rétablir au préalable la confiance des citoyens dans les institutions. « Si la crise de la confiance n’est pas résolue, on va chercher seulement des solutions pour combler », estime-t-il.
L’USFP défend davantage de concurrence
Driss Lachgar affirme que son parti figure parmi les principaux défenseurs de la concurrence dans l’économie. Il cite notamment le cas de Maroc Telecom, qu’il présente comme une entreprise ayant connu des années difficiles avant de devenir une société contribuant aujourd’hui de manière importante aux recettes de l’État.
Pour le premier secrétaire de l’USFP, l’enjeu est donc de créer un environnement économique permettant aux entreprises de se développer tout en garantissant des conditions de concurrence équitables.
Fiscalité : « Le problème est la répartition »
Sur la fiscalité, Driss Lachgar estime que le débat ne doit pas uniquement porter sur les taux d’imposition. Il rappelle que le Maroc ne dispose pas des mêmes ressources naturelles que les grands producteurs d’hydrocarbures et cite notamment les revenus tirés du phosphate.
Selon lui, les exportations de phosphate ont atteint un niveau record en 2022, avec environ 12 milliards de dollars, mais seule une partie limitée de cette somme aurait directement alimenté le budget national.
Le responsable de l’USFP estime également que le système de l’impôt sur le revenu doit être réexaminé. Il annonce que son parti présentera prochainement sa propre vision sur cette question.
Même constat concernant l’impôt sur les sociétés, dont les taux peuvent varier entre 20%, 30% et 35%. Pour Lachgar, certaines situations soulèvent des questions de justice fiscale.
« Le problème n’est pas forcément le pourcentage des impositions, le problème est plus sur comment est répartie l’argent des impôts », résume-t-il.
Lire aussi : Ryad Mezzour : l’Istiqlal veut une économie au service du citoyen
Auto-entrepreneurs : éviter les effets contre-productifs
Autre sujet soulevé : le statut d’auto-entrepreneur. Driss Lachgar critique l’évolution de la fiscalité appliquée à certains travailleurs indépendants.
Il estime que le passage d’une taxation de 1% à 30% a poussé une partie des bénéficiaires à abandonner ce statut pour retourner vers le travail non encadré.
Pour lui, une fiscalité mal calibrée peut donc produire l’effet inverse de celui recherché : au lieu d’intégrer davantage d’acteurs dans l’économie formelle, elle risque de favoriser le retour vers l’informel.
Start-up : l’USFP réclame un cadre adapté
Le développement des start-up constitue également une préoccupation majeure pour le responsable socialiste. Il rappelle que l’USFP évoquait déjà cette question dans son programme de 2016.
Driss Lachgar déplore toutefois l’absence, selon lui, d’un véritable cadre législatif spécifique aux start-up. Une situation qui compliquerait notamment le développement de secteurs comme la fintech et l’innovation technologique.
« Il faut que la personne qui veut faire une petite entreprise au Maroc soit kamikaze », lance-t-il, pour illustrer les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les entrepreneurs.
Sur le financement, il reconnaît qu’il n’existe pas de solution immédiate. La mise en place d’un écosystème performant nécessite, selon lui, des réformes progressives et des mécanismes adaptés aux différents profils d’entreprises.
Miser sur les compétences plutôt que les intermédiaires
Enfin, Driss Lachgar estime que le problème du tissu entrepreneurial marocain ne réside pas uniquement dans l’accès au financement. La question des compétences et de l’accompagnement serait tout aussi déterminante.
Il pointe notamment la multiplication des intermédiaires et des acteurs capables de monter des dossiers sans nécessairement disposer des compétences nécessaires pour accompagner durablement les projets.
Pour l’USFP, la reconstruction d’un climat de confiance doit donc accompagner les réformes économiques. L’objectif est de rendre l’économie marocaine plus attractive, de favoriser l’investissement et de permettre aux entreprises de produire davantage de résultats au bénéfice de l’économie nationale.
Le procureur général près la cour d’appel de Tanger a ordonné le placement en garde à vue de Mounir Laymouri, dans le cadre d’une enquête sur des bulletins électoraux falsifiés.
El Mehdi El Azhary - 28 septembre 2026La Mission électorale de la Francophonie salue le déroulement des législatives du 23 septembre, tout en relevant une participation de 38,02% et des irrégularités ponctuelles.
El Mehdi El Azhary - 28 septembre 2026L’Élysée aurait proposé la troisième semaine de janvier 2027 pour une visite du roi Mohammed VI en France, alors que le projet de traité bilatéral approche de sa finalisation.
El Mehdi El Azhary - 28 septembre 2026Passé de 13 à 54 sièges, le PJD retrouve une place centrale à la Chambre après les législatives du 23 septembre, entre vote sanction et remobilisation électorale.
Ilyasse Rhamir - 28 septembre 2026Quelle alliance est capable de réunir une majorité apte à gérer les affaires de l'État et une opposition porteuse d'une alternative politique ?
Rédaction LeBrief - 28 septembre 2026Mounir Limouri est rentré à Tanger alors que l’Intérieur enquête sur des irrégularités électorales et que le PAM attend les résultats.
Rédaction LeBrief - 28 septembre 2026Politique - Le gouvernement fait le point sur la réforme de l'enseignement supérieur et son impact sur la recherche scientifique.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le Conseil de gouvernement approuve des décrets sur la pêche continentale et les OPCVM pour une meilleure organisation sectorielle.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le CCG réaffirme son appui à la marocanité du Sahara lors de la 8e réunion ministérielle conjointe.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique – Comment la télémédecine transforme l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales ou enclavées ?
Sabrina El Faiz - 12 mars 2026Politique - Le CCG salue l'engagement du roi Mohammed VI lors de la réunion ministérielle conjointe. Un moment fort pour le Maroc et la région.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le ministre lance des projets pour renforcer la connectivité à Khénifra et améliorer les infrastructures routières locales.
Mouna Aghlal - 10 mars 2026