Journalistes du secteur privé, nos jambes fatiguent. Nos yeux piquent de journées interminables et nos cerveaux sont en constant burn-out et pourtant, notre travail est si peu, voir pas du tout, reconnu.
Bienvenue dans le grand cirque de la communication marocaine.
Au centre de la conférence, un pupitre. A gauche, les officiels. A droite, les caméras publiques. Et tout au fond, mais vraiment bien derrière la ligne invisible, les médias privés. Ceux qu’on invite comme on invite un cousin éloigné à un mariage pour ne pas faire d’histoires.
Le média privé, c’est un peu un figurant de luxe. On l’invite, oui, il faut bien remplir la salle et donner l’illusion du pluralisme. Mais poser des questions ? Non, faut pas exagérer, quand même ! On le remercie gentiment pour sa présence, on lui tend une déclaration préformatée.
Les réponses, les vraies (enfin celles qu’ils veulent communiquer), sont réservées à la presse « officielle », en one to one, celle qui a l’autorisation de hocher la tête en toutes circonstances. Les journaux privés, ceux qui vivent de clics, de terrain et de stress, doivent se bousculer dans un mètre carré de point presse, micro et caméra à la main, pour avoir une « déclaration » collective, avec zéro exclusivité, zéro interaction, zéro respect. Autant dire que tout le monde a le même genre d’articles à la fin.
Vous êtes là, vous filmez, vous couvrez, mais on vous fait comprendre subtilement que votre présence est purement symbolique. Comme ces plantes décoratives qu’on installe pour faire joli sur les plateaux télé. Du remplissage de salle quoi !
Et quand il s’agit de terrain, c’est pire. Lors des rassemblements de la GenZ 212, les forces de l’ordre vous rappellent vite à votre place. Parce qu’au fond, vous n’êtes pas « la presse », vous êtes « un site ». Une nuance linguistique, s’il vous plaît, mettez-vous au niveau, ou révisez vos cours de langue, vous n’êtes qu’un site, presque un blog qu’ils pensent pouvoir faire eux-mêmes.
Les médias privés sont tolérés, mais pas forcément respectés. On les utilise quand il faut diffuser vite, on les oublie dès qu’il faut donner accès.
Alors oui, médias privés, on vous méprise.
Mais continuez. Parce que c’est souvent ceux qu’on méprise qui dérangent le plus.
Depuis 8h ce matin et jusqu’au 9 septembre à midi, les candidats peuvent déposer leurs dossiers en vue des élections législatives du 23 septembre prochain. La campagne officielle démarre le 10 septembre pour prendre fin…
La santé n’a pas de prix… Ah bin si, on est au Maroc quand même, vous pensiez quoi ? Même ça, ça se paie. Et plutôt deux fois qu’une. Chez nous, le vrai sésame pour…
La campagne pour les législatives n’a pas encore officiellement commencé qu’elle est déjà dans toutes les conversations. Les partis affinent leurs messages, mettent leurs candidats en avant et commencent à occuper, un peu trop, le…
Vendredi 21 août, peu avant minuit, le premier ministre canadien Mark Carney quitte la table. Depuis des semaines, Ottawa négociait pour préserver un accès déjà garanti par l’ACEUM, l’accord de libre-échange renégocié par Trump lui-même…
A quatre semaines du scrutin législatif, la fièvre électorale n’a pas atteint son paroxysme, mais les promesses pour les cinq prochaines années fusent de toutes parts. Les rencontres partisanes s’enchaînent avec leurs discours, leurs chiffres.…
Il faut reconnaître une chose à notre jeunesse, elle sait nous faire rire tbarkelah ! Le Maroc ne produit peut-être pas assez d’emplois, mais il produit beaucoup de fous rires. On croyait que cette jeunesse…
Lors d’un récent recrutement, plusieurs candidats avaient été sélectionnés et convoqués pour un entretien. À peine 45% se sont finalement présentés. Pas 45% retenus. 45% présents au rendez-vous. Ce chiffre ne permet évidemment pas de…
Le 28 juillet, c’est Reuters qui révèle que la Chine produit en série ses propres machines de lithographie DUV à immersion, cœur de la production des puces avancées. L’entreprise s’appelle Shanghai Aishengna, société d’État créée…
Sans qu’il l’ait cherché, sa trajectoire finit par éclairer les failles de notre système politique. Lui, c’est le ministre délégué chargé du Budget, président de la FRMF et nouveau membre du bureau politique du PAM.…