Climat des affaires : le gouvernement trace sa feuille de route
Mohcine Jazouli, ministre de l'Investissement et de l'Évaluation des politiques publiques © DR
A
A
A
A
L’investissement est un élément clé pour accompagner la relance économique du Maroc. Le gouvernement Aziz Akhannouch a fait de la prospection d’investisseurs, nationaux ou internationaux, l’une de ses priorités. Une Conférence nationale sur l’environnement des affaires a été organisée en ce sens. Elle a réuni le chef du gouvernement, le Wali Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, le ministre de l’Investissement et de l’Évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli, la présidente de l’Association des régions du Maroc, Mbarka Bouaida, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, le président du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), Othman Benjelloun, ainsi que de plusieurs ministres et hauts responsables marocains et étrangers.
Lors de son discours d’ouverture, le chef de l’exécutif a souligné que le gouvernement a pris une décision courageuse. Celle-ci concerne le maintien du déploiement d’effort en matière d’investissement public. Il a noté que les émissions du budget général de l’État se sont élevées à environ 94 milliards de DH (MMDH) en 2022, soit une augmentation de 16 MMDH par rapport à 2021, avec un taux d’exécution record de 85%.
Cet effort budgétaire a contribué à relancer le cycle économique, comme en témoignent la reprise des importations de biens d’équipement, qui ont augmenté de 20% à fin 2022, et la hausse des revenus des investissements directs étrangers (IDE), qui ont augmenté de 21% pour atteindre 38 MMDH. La conférence a donc permis de mettre en lumière les avancées réalisées en matière d’investissement au Maroc, ainsi que les perspectives pour les investisseurs nationaux et internationaux.
Lire aussi : Mohcine Jazouli : la sortie du Maroc de la liste grise améliorera le climat des affaires
L’investissement, levier majeur de l’économie
La charte d’investissement vise à augmenter le financement privé à deux tiers de l’investissement global d’ici à 2035. Elle ambitionne également de créer des emplois stables et de réduire les disparités territoriales en matière d’attraction d’investissements. De plus, elle vise à renforcer l’attractivité du Royaume pour les investissements directs étrangers.
En outre, lors de l’événement, Mohcine Jazouli a exposé la feuille de route stratégique 2023-2026 pour l’amélioration du climat des affaires. Il a souligné que l’amélioration de ce climat est un pas indispensable, tout en avançant son souhait de dynamiser de manière significative et durable l’investissement privé dans le pays.
Le ministre s’est attardé sur les instructions du roi Mohammed VI, lors de son discours prononcé à l’occasion de l’ouverture du Parlement, le 14 octobre dernier. Il avait invité les ministres à poursuivre et à mettre en œuvre de manière effective les réformes structurelles engagées. L’objectif est de «libérer les énergies, tirer le meilleur parti des potentialités nationales, encourager l’initiative privée, drainer davantage d’investissements étrangers». Il convient de rappeler que le Souverain avait fixé des objectifs ambitieux, à savoir mobiliser 550 MMDH d’investissements et créer 500.000 emplois, au cours de la période 2022-2026.
Lire aussi : Charte de l’investissement : le soutien étatique fixé
De plus, Mohcine Jazouli a énuméré les axes de la nouvelle feuille de route. Il s’agit de la facilitation de l’acte d’investir et d’entreprendre, de l’amélioration des facteurs de compétitivité et de soutenir l’entrepreneuriat et l’innovation. S’ajoute à ces derniers un pilier transversal majeur relatif à «l’éthique, l’intégrité et la prévention de la corruption».
Enfin, le ministre a souligné : «Nous sommes aujourd’hui convaincus que grâce à cette nouvelle génération de réformes et à la forte mobilisation de l’ensemble des acteurs, le Maroc dispose de tous les ingrédients et tous les outils pour réussir et mettre le cap sur le Maroc de demain».
À Merzouga, un panel met en lumière les défis de l’IA : éthique, gouvernance des données et intégration économique au cœur des enjeux.
Ilyasse Rhamir - 19 juin 2026À Merzouga, une keynote appelle à une IA responsable, plaçant l’humain au centre et alertant sur les enjeux de responsabilité et d’impact des systèmes intelligents.
Ilyasse Rhamir - 19 juin 2026Les syndicats du BPO de France, du Maroc et de Tunisie se réunissent le 21 juin à Casablanca pour débattre de l’IA, de l’emploi et des nouvelles contraintes réglementaires.
El Mehdi El Azhary - 18 juin 2026À Merzouga, experts et décideurs débattent des priorités de l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et cadre réglementaire.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026La campagne agricole 2025/2026 au Maroc est marquée par le rebond des fruits rouges, des agrumes et de l’olivier grâce au retour des pluies.
Mouna Aghlal - 18 juin 2026À Merzouga, experts et décideurs identifient les priorités pour accélérer l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et régulation.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026