CHU : quand le Maroc mise sur la modernité et la technologie médicale
Le roi Mohammed VI, accompagné du prince héritier Moulay El Hassan, procéde à l’inauguration du Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat, le 03 novembre 2025 © Driss Benmalek
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Le 3 novembre 2025, le Maroc a marqué une étape importante dans la modernisation de son système de santé avec l’inauguration du Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat et la mise en service du CHU Mohammed VI d’Agadir. Ces deux établissements, équipés de technologies médicales inédites en Afrique, symbolisent la volonté du Royaume de se positionner comme un leader régional en matière de soins de santé.
En 2025, le pays compte désormais 14 centre hospitalier universitaire (CHU), dont neuf déjà opérationnels et cinq en construction ou en phase de finalisation, renforçant l’accès aux soins spécialisés sur l’ensemble du territoire.
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Les CHU opérationnels
Le CHU Ibn Sina de Rabat, inauguré en 1954, reste le plus ancien du Maroc avec 2.148 lits et des pôles spécialisés en médecine et chirurgie. Le CHU Ibn Rochd de Casablanca, lancé en 1983 avec 1.685 lits, est reconnu pour ses unités de médecine nucléaire et d’oncologie pédiatrique.
Parmi les autres établissements en service :
• CHU Mohammed VI de Tanger – 771 lits (2023)
• CHU Hassan II de Fès – 950 lits (2004)
• CHU Mohammed VI d’Oujda – 673 lits (2014)
• CHU Ibn Sina de Rabat – 2.148 lits (1954)
• CHU Ibn Rochd de Casablanca – 1.685 (1983)
• CHU Mohammed VI de Marrakech – 1.598 lits (2002)
• CHU Mohammed VI d’Agadir – 867 lits (2025)
• Complexe Hospitalo-Universitaire International Mohammed VI de Rabat – 1.044 lits (2025)
• Hôpital Universitaire International Mohammed VI de Bouskoura – 325 lits (2022)
Ces CHU intègrent des équipements modernes, tels que l’imagerie médicale avancée, la robotique chirurgicale et des unités de greffe, tout en jouant un rôle central dans la formation des futurs médecins et personnels soignants. À Agadir, le robot chirurgical « Revo I » permet des interventions mini-invasives, tandis que le CHU de Rabat dispose du premier PET-IRM d’Afrique.
Le roi Mohammed VI inaugure le Complexe Hospitalo-Universitaire de Rabat
Les CHU en construction
Cinq CHU sont en travaux : Béni Mellal (520 lits, fin 2027), Errachidia (500 lits, fin 2027), Guelmim (376 lits, 2026), Laâyoune (500 lits, fin 2025) et Dakhla (300 lits, 2026)
Le CHU Mohammed VI de Dakhla sera un pôle régional de référence. Selon le professeur Abdessamad El Azhari, directeur général du pôle Dakhla de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, l’université ouverte l’an dernier a déjà doublé le nombre d’étudiants dans ses facultés de médecine, d’ingénierie en santé et de sciences infirmières.
Les diplômés constitueront la pierre angulaire du futur CHU, doté d’un hôpital international de 300 lits (dont 58 en réanimation) et d’une capacité d’accueil d’environ 200.000 patients par an. Le complexe intégrera également des résidences et infrastructures sociales pour enseignants, étudiants et personnel administratif.
Carte des centres hospitaliers universitaires en fonction et attendus du Maroc
La formation médicale, moteur de l’innovation
Le développement des CHU s’accompagne d’une montée en capacité des facultés de médecine et des instituts de soins infirmiers : le nombre de places en médecine générale est passé de 2.650 en 2019 à 6.400 en 2025, tandis que les formations en soins infirmiers atteignent 9.500 places pour l’année 2024-2025. De nouvelles facultés seront ouvertes à Errachidia, Béni Mellal et Guelmim.
L’élargissement du réseau des CHU au Maroc constitue une étape structurante dans la modernisation du système de santé. Grâce à des infrastructures hospitalières modernes, des technologies de pointe et une stratégie de formation renforcée, le pays se dote progressivement d’un modèle hospitalo-universitaire capable de répondre aux besoins médicaux de sa population tout en contribuant à la recherche et à l’innovation dans le domaine de la santé.
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