CESE : présentation d’un avis sur l’aménagement durable du littoral

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CESE : il est temps de renforcer la vie associativeAhmed Reda Chami, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) © MAP

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Dans son avis intitulé « Quelle dynamique urbaine pour un aménagement durable du littoral ? », le Conseil économique, social et environnemental alerte sur la nécessité de sauvegarder le littoral marocain contre les dynamiques de dégradation en cours. L’objectif est d’engager une réflexion susceptible d’assurer la pérennité de cet écosystème face aux risques résultant à la fois des pressions anthropiques et des conséquences du changement climatique. Détails.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a organisé, jeudi 29 septembre à Tanger, une rencontre consacrée à la présentation de son avis intitulé « Quelle dynamique urbaine pour un aménagement durable du littoral ? ».

Présidée par Ahmed Reda Chami, président du Conseil, cette rencontre a été l’occasion de présenter l’intérêt du sujet de la dynamique urbaine et l’aménagement du littoral, les opportunités et les défis liés au littoral marocain, les contraintes structurelles entravant la planification urbaine et le plaidoyer du Conseil pour une urbanisation durable du littoral.

Elle vise à contribuer à la mise en œuvre du chantier de la régionalisation avancée et au développement territorial.

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Le littoral marocain contribue à hauteur de 83% au PIB national

Le président du CESE a indiqué, lors de la rencontre, que le littoral marocain représente un territoire précieux doté de richesses naturelles considérables. Il connait la concentration de plus de la moitié de la population et contribue à hauteur de 83% au PIB national et à plus de 50% à la création d’emploi. Aussi, il s’agit d’un pôle privilégié d’infrastructures et d’activités économiques, qui génèrent une grande partie de la richesse du pays.

Il a estimé que le littoral au Maroc pose de nombreuses problématiques. Celles-ci sont liées notamment au degré de prise en compte d’une approche durable dans la gestion de ce milieu naturel vulnérable, ainsi qu’à la pression anthropique accrue sur cet écosystème, dans un contexte de changement climatique.

Cette situation peut s’expliquer par de nombreuses lacunes, notamment les insuffisances liées à la gestion du littoral, telles que les politiques publiques, particulièrement celles liées à l’aménagement du territoire et la multiplicité des intervenants, note la même source.

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Adoption de la loi 81-12 sur le littoral en 2015

Afin de remédier à ces problématiques, Chami a rappelé que plusieurs dispositions ont été prises notamment sur le plan normatif. Il a relevé, à ce titre, l’adoption de la loi 81-12 sur le littoral en 2015. Celle-ci introduit les principes de gestion intégrée du littoral, et ce, dans le respect des engagements du Maroc à l’échelle internationale, notamment la Convention de Barcelone pour la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée et son Protocole sur la gestion intégrée des zones côtières (GIZC). Il a également cité le décret n° 2.21.965 portant approbation du Plan national du littoral (PNL) prévu par la loi 81-12 et adopté en 2022.

À cet égard, le président du CESE a affirmé que le Conseil plaide pour un aménagement durable du littoral dans le sens d’une urbanisation maîtrisée assurant un équilibre entre le développement, la préservation et la valorisation de cet écosystème.

Il a en outre relevé que la concrétisation d’une telle vision permettra d’atténuer significativement les pressions croissantes sur cet écosystème vulnérable, de renforcer la résilience de ce milieu et de promouvoir l’effectivité des droits environnementaux.

Le CESE plaide également pour l’assainissement de la situation des constructions situées dans le domaine public maritime ou dans la bande des 100 m interdite à la construction.

Par ailleurs, le responsable a rappelé les résultats du sondage lancé par le CESE sur l’urbanisation durable du littoral.

«Sur l’ensemble des participants à ce sondage, 85% déclarent être insatisfaits de l’état du littoral national, 81% soutiennent la nécessité d’une réforme des politiques d’urbanisme, et 70% ont proposé d’améliorer l’applicabilité des documents d’urbanisme», a-t-il lancé.

Et de relever que les participants au sondage estiment que quatre facteurs expliquent les dysfonctionnements quant à l’urbanisation des zones côtières. Il s’agit de l’incohérence des politiques publiques (26%), du mode de gouvernance et de la multiplicité des acteurs intervenants sur le littoral (26%), de l’ineffectivité des documents d’urbanisme (23%) et de la problématique de gestion du foncier (18%).

Il convient enfin de noter que cette manifestation intervient parallèlement à la célébration à Tanger de la Journée du littoral méditerranéen et au lancement des travaux préparatifs à l’élaboration du schéma régional du littoral par le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable.

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