Céréales : un marché international sous tension
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Cette année, le marché international des céréales connaît une volatilité sans précédent en raison de la sécheresse historique qui frappe plusieurs régions du monde.
S’agissant de la tendance sur les prévisions mondiales de grains, elle sera dévoilée, vendredi 12 août, dans le rapport mensuel du ministère américain de l’Agriculture (USDA). Ce rapport éclaircira les perspectives de rendements du blé de printemps, du maïs et du soja en pleine floraison.
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États-Unis : la dégradation de la qualité des cultures se poursuit
Dans les plaines de la « Corn Belt » américaine, la dégradation de la qualité des cultures se poursuit à cause du manque d’eau et des fortes chaleurs. Dans son bilan hebdomadaire, l’USDA a indiqué une réduction du nombre de champs de maïs classés «bons à excellents» à 58% contre 61% la semaine précédente. Il s’agit du taux «le plus bas depuis 2012».
Michael Zuzolo, président de la société de courtage et d’analyses Global Commodity Analytics and Consulting, constate «qu’une grande partie des récoltes a été soumise à un stress important» dans le Midwest, avec une détérioration rapide, notamment pour le blé de printemps.
D’après l’USDA, les cultures «bonnes à excellentes» de cette céréale sont tombées de 70% à 64% depuis la semaine passée.
De plus, les craintes sur le soja ont déjà entraîné un mouvement de rebond cette semaine sur le marché des oléagineux. Le colza reste pour sa part très volatil, oscillant entre 633 et 660,25 euros la tonne à la clôture du marché européen Euronext, sans revenir à son pic de 689,75 euros atteint fin juillet.
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Sécheresse en Europe : le pire épisode enregistré depuis 1958
La sécheresse historique que connaît une grande partie de l’Europe, avec le pire épisode enregistré depuis 1958, affecte les récoltes de maïs et de tournesol.
Toutefois, la hausse des cours reste tempérée par la reprise progressive des exportations en mer Noire, suite à l’accord signé, vendredi 22 juillet, par la Russie et l’Ukraine. Il vise à reprendre les exportations des 20 à 25 millions de tonnes de céréales bloquées depuis le début de la guerre le 24 février dernier.
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Relance des exportations russes
La sortie des navires ukrainiens, chargés de maïs ou de graines de tournesol, limite les conséquences de la météo sur le marché, estime Michael Zuzolo. Cependant, l’offre mondiale – notamment de blé – reste très limitée, d’après le responsable.
Depuis le départ du cargo Razoni le 1er août, qui a quitté Odessa avec 26.000 tonnes de maïs à son bord, sept autres navires ont pris le départ des ports ukrainiens à l’arrêt pendant cinq mois. Les autorités ukrainiennes espèrent que trois à cinq bateaux pourront partir quotidiennement d’ici deux semaines.
«Il semble que cela se passe bien jusqu’à présent», relève Jason Britt de Central State Commodities. Il indique également que la reprise du trafic «plafonne la hausse» des cours du blé.
En outre, ledit accord prévoit de faciliter l’exportation des produits agricoles russes. Moscou devrait ainsi venir alimenter un marché international très demandeur à l’automne, en s’appuyant sur une récolte en blé exceptionnelle.
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Union européenne : exportations de blé évaluées à 2,49 millions de tonnes
Pour sa part, l’Union européenne a évalué mardi ses exportations en blé à 2,49 millions de tonnes depuis le début de la campagne 2022-2023, en légère progression par rapport aux 2,45 millions de l’an passé.
Sur Euronext, vers 13h GMT du mercredi 10 août, le blé tendre se vendait à 339 euros la tonne pour une livraison en septembre, toujours largement au-dessus du cours d’avant la guerre en Ukraine. Le maïs s’échangeait à 328,25 euros la tonne et le colza à 649,25 euros pour la nouvelle échéance rapprochée de novembre.
À la Bourse de Chicago, peu avant l’ouverture, le prix du blé de variété SRW coutait 7,9775 dollars le boisseau et le maïs 6,2200 dollars pour des livraisons en septembre. Le soja s’affichait à 17,1400 dollars.
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