Carte sanitaire : Akdital mise sur les petites villes
Présentation des résultats annuels du groupe Akdital, le 04 avril 2025, à Casablanca © LeBrief / Mouna Aghlal
A
A
A
A
Il y a encore quelques années, le nom d’Akdital ne disait pas grand-chose à la plupart des Marocains. Aujourd’hui, difficile de passer à côté. Cliniques flambant neuves, technologies dernier cri, prises en charge spécialisées… le groupe privé de santé s’est imposé comme l’un des moteurs les plus visibles, et les plus ambitieux, de la réforme du secteur au Maroc. Et les chiffres de 2024 ne font que confirmer cette trajectoire impressionnante. Akdital continue de pousser ses pions, ville après ville.
En 2024, Akdital a littéralement changé de dimension. Son chiffre d’affaires a atteint près de 3 milliards de dirhams, soit une hausse de 55% par rapport à l’année précédente. Plus encore, sa rentabilité a aussi suivi la même courbe ascendante : le groupe a dégagé un résultat net de 348 millions de dirhams, dont 315 millions qui reviennent directement à la maison mère. Du jamais vu.
Derrière ces chiffres, il y a une stratégie claire, à savoir ouvrir vite, bien et surtout partout. En douze mois, Akdital a lancé douze nouveaux établissements dans dix villes du pays. Et pas seulement à Casablanca ou Rabat. On parle de Taroudant, d’Errachidia, de Benguérir ou encore de Khouribga. Des territoires longtemps laissés en marge des différents plans sanitaires et qui deviennent aujourd’hui les nouveaux terrains de jeu du groupe.
Objectif : soigner partout
Ce virage vers les villes moyennes n’est pas anodin. Il répond à une demande réelle, mais aussi à une ambition affichée : contribuer à l’élargissement de la carte sanitaire du Maroc. Pour son président-directeur général, Rochdi Talib, l’enjeu est clair : « Notre mission, c’est de démocratiser l’accès aux soins. Et cela passe par une présence sur tout le territoire, pas seulement dans les grands centres urbains ».
Lire aussi : Akdital : un chiffre d’affaires de 2,95 MMDH en 2024
Le pari est ambitieux, car il implique d’ouvrir des structures dans des zones où le retour sur investissement est plus lent. Mais le groupe semble avoir les reins solides. Avec 33 établissements répartis dans 19 villes, Akdital couvre désormais une grande partie du pays. Et la capacité d’accueil a, elle aussi, explosé : 3.706 lits en 2024, contre 2.300 seulement un an plus tôt.
Note intéressante, pour attirer de nombreux médecins dans des régions plus éloignées, Akdital compte investir dans des logements pour ses employés. Un modèle qui a déjà fait ses preuves à l’international.
L’international en ligne de mire
Vidéo © LeBrief/ Mouna Aghlal
Mais le Maroc ne suffit plus. Même si le PDG précise que la priorité pour le groupe demeure l’investissement national, rien n’empêche qu’Akdital a des vues sur l’international. Des projets sont en cours de réflexion aux Émirats arabes unis ou encore en Arabie Saoudite.
En attendant, 2025 s’annonce déjà très chargé. Le groupe prévoit l’ouverture d’établissements iconiques, des genres d’hôpitaux « Prime ». Présenté comme « la clinique du futur », ce projet mise sur la technologie et l’expérience patient comme leviers de différenciation. Ces hôpitaux « Prime » devraient voir le jour dans les grandes villes comme Rabat, Agadir, Fès, Tanger ou encore Casablanca, avec comme maître mot : la Coupe du Monde 2030.
Outre l’expansion territoriale, le groupe a lancé « Akdital Innov », un programme dédié à la recherche et à l’innovation médicale. Il a aussi investi dans un robot chirurgical et déployé des plateformes digitales pour simplifier le parcours des patients. Autant de signaux qui vont dans le sens des grandes réformes engagées par l’État.
D’autres ouvertures sont prévues dans des villes comme Taza, Berkane, Laâyoune, ou encore Khémisset. Le groupe a pour ambition d’ouvrir 12 établissements supplémentaires en 2025, 8 en 2026 et 11 en 2027. Autant dire qu’Akdital ne compte pas ralentir la cadence.
Coté à la Bourse de Casablanca depuis 2022, le groupe a réussi à attirer des investisseurs qui croient en son modèle, dont deux banques prêtes à suivre le groupe à l’international.
La réussite du groupe repose sur un triptyque : rapidité d’exécution, ancrage territorial et diversification. Et tant que ce triptyque fonctionne, Akdital a toutes les chances de continuer à bousculer le paysage de la santé au Maroc… et peut-être même au-delà.
La gratuité des terminaux de paiement est jugée essentielle pour accélérer la transition numérique des commerces et favoriser l’adoption des paiements par carte.
Ilyasse Rhamir - 13 juillet 2026La Cnuced relève un bond de 91% des IDE au Maroc en 2025, porté par l'industrie et les énergies renouvelables, tandis que les entreprises marocaines accélèrent leur expansion.
El Mehdi El Azhary - 13 juillet 2026Netflix, Google, Meta, Spotify, Airbnb et Uber doivent désormais s’enregistrer auprès du fisc marocain, déclarer leurs revenus et s’acquitter de la TVA.
Ilyasse Rhamir - 13 juillet 2026Le Maroc demeure le premier fournisseur de fruits et légumes frais de l'Espagne en valeur, avec 710 millions d'euros d'exportations au premier quadrimestre 2026,
Mouna Aghlal - 13 juillet 2026Eurocontrol anticipe un été chargé dans l’espace aérien marocain : jusqu’à 1.080 vols par jour à Casablanca et 840 à Agadir entre le 13 juillet et le 6 septembre.
Rédaction LeBrief - 13 juillet 2026Innovation, digitalisation, nouvelles offres et croissance rentable : Sanlam Maroc renforce son leadership tout en préparant les grands défis économiques à venir.
Ilyasse Rhamir - 13 juillet 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026