Somalie : la Corne de l’Afrique redevient une zone de piraterie maritime

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Des pirates somaliensDes pirates somaliens (Photo d'illustration) © DR
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Le blocage du détroit d’Ormuz, dans le contexte de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, entraîne un report d’une partie du trafic maritime mondial vers des itinéraires plus longs, notamment par le sud de l’Afrique. Ce détour, coûteux et contraignant, ravive une ancienne menace : la piraterie somalienne.

Selon plusieurs sources citées par CNN et le Centre des opérations commerciales maritimes du Royaume-Uni (UKMTO), trois navires (deux pétroliers et un cargo) ont déjà été capturés entre le 21 avril et le 2 mai au large de la Corne de l’Afrique. L’un d’eux aurait été détourné depuis les abords du Yémen vers la Somalie. Des pirates réclameraient jusqu’à 10 millions de dollars pour la libération d’un des pétroliers.

Cette résurgence intervient alors que les armateurs doivent composer avec des trajets rallongés de plusieurs semaines et des surcoûts estimés à environ un million de dollars par navire. Le bassin somalien, longtemps considéré comme l’un des foyers les plus dangereux de la piraterie maritime, profite de ce déplacement des flux commerciaux.

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Convergences entre des réseaux de piraterie et les rebelles houthistes ?

Le député somalien Mohamed Dini estime que ces attaques relèvent d’un pur opportunisme, les routes maritimes étant modifiées au gré des crises géopolitiques. Il met également en garde contre de possibles convergences entre certains réseaux de piraterie et les rebelles houthistes du Yémen, actifs en mer Rouge.

La piraterie somalienne avait culminé au début des années 2000, dans un contexte d’effondrement de l’État somalien. Entre 2005 et 2012, la Banque mondiale a évalué les rançons versées entre 339 et 413 millions de dollars. L’année 2011 avait marqué un pic, avec quelque 212 attaques recensées.

Depuis, la menace s’était nettement réduite grâce à la mobilisation de coalitions navales internationales, dont l’Otan. Un rapport de Commercial Crimes Services, publié en janvier, relevait encore que seuls quelques incidents avaient été signalés en 2025, soulignant l’effet dissuasif d’une présence maritime soutenue.

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