Kenya : un potentiel de 1,6 milliard de dollars d’exportations d’ici 2030

Temps de lecture :
Kenya : les menaces d’expulsion suscitent un tolléDrapeau du Kenya © DR
A A A A A

Le Kenya pourrait générer jusqu’à 1,6 milliard de dollars d’exportations supplémentaires vers les marchés africains d’ici à 2030, à condition d’accélérer plusieurs réformes structurelles, selon une évaluation de l’impact pays du Programme de développement industriel accéléré pour l’Afrique (AIDA), publiée par l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD).

Le rapport estime que ce potentiel d’exportation intra-africain demeure largement inexploité malgré les atouts du pays. Les principales perspectives de croissance concernent le thé noir, les produits agroalimentaires transformés ainsi que les activités de la petite industrie manufacturière, des secteurs jugés capables de renforcer la présence des entreprises kényanes sur les marchés du continent.

L’étude souligne toutefois que la réalisation de cet objectif dépend de la mise en œuvre de plusieurs réformes. Parmi les priorités figurent l’amélioration de l’accès des petites et moyennes entreprises au financement du commerce, le renforcement des infrastructures frontalières et la mise en place de systèmes régionaux de paiement plus performants afin de réduire les coûts et les délais des transactions commerciales.

Lire aussi : Kenya : vers un nouveau modèle de financement public

Mise en œuvre de la ZLECAf

Ces recommandations s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), présentée comme l’un des principaux projets d’intégration économique en Afrique. L’objectif est d’accroître les échanges intra-africains en supprimant progressivement les barrières tarifaires et en facilitant la circulation des biens et des services entre les États membres.

Dans cette perspective, le Kenya a lancé en février 2026 les plateformes numériques BiasharaLink et Deal House, développées par Real Sources Africa. Ces outils ont pour ambition de soutenir l’application de la ZLECAf en mobilisant le réseau de plus de 1.000 missions diplomatiques africaines afin de favoriser les échanges commerciaux, les investissements et la conclusion de nouveaux contrats entre entreprises du continent.

Recommandé pour vous

Kenya : la méga-raffinerie de Lamu divise déjà avant sa construction

Au Kenya, le groupe Dangote a lancé à Lamu le chantier d’une raffinerie de 700.000 barils par jour, estimée à 16 milliards de dollars.

Éthiopie-Djibouti : un pipeline de 660 millions de dollars

L’Éthiopie, Djibouti et Dangote prévoient un pipeline de 120 km et 660 millions de dollars pour acheminer les produits pétroliers raffinés vers l’Éthiopie.

RDC-Zambie : les limites du tout-rail pour le cuivre

Malgré les investissements dans les corridors ferroviaires, la RDC et la Zambie restent fortement dépendantes du transport routier pour leurs exportations de cuivre.

Dette : le FMI et la Banque mondiale réforment leur cadre d’évaluation des pays à faible revenu

Le FMI et la Banque mondiale réforment leur cadre d’analyse de la dette des pays pauvres, avec une meilleure prise en compte de la dette intérieure et des besoins de développement.

TV5 Monde : après le Maroc, la Côte d’Ivoire se rapproche de la gouvernance

La Côte d’Ivoire est en voie d’intégrer la gouvernance de la chaîne francophone internationale, TV5 Monde, après une première ouverture au Royaume du Maroc.

Rwanda : Kigali veut diversifier les financements de son développement

Le Rwanda adopte une stratégie de coopération jusqu’en 2050 pour diversifier ses financements, renforcer le rôle du privé et privilégier les projets structurants.
pub