Climat des affaires en Afrique : le Rwanda en tête selon la Banque mondiale

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Climat des affaires en Afrique : le Rwanda en tête selon la Banque mondialeLa Banque mondiale © DR
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Selon l’édition 2025 du rapport Business Ready (B-Ready), publié fin décembre par la Banque mondiale, le Rwanda demeure le pays africain offrant le climat des affaires le plus favorable. Ce classement succède au programme Doing Business, suspendu en 2021 après des irrégularités relevées dans certaines éditions antérieures.

Le rapport B-Ready repose sur une vaste collecte de données combinant une enquête menée auprès de 58.000 entreprises et de 5.000 experts dans 101 économies. Il vise à analyser le climat mondial des affaires et de l’investissement, en intégrant non seulement la performance des entreprises, mais aussi le bien-être des travailleurs, des consommateurs et les enjeux environnementaux.

L’évaluation s’appuie à la fois sur des critères de jure, liés aux lois et réglementations en vigueur, et de facto, correspondant aux pratiques effectivement observées. Cette approche permet des comparaisons internationales tout en tenant compte des contextes nationaux.

Dix domaines couvrant le cycle de vie de l’entreprise

Le classement est structuré autour de dix domaines représentant les principales étapes du cycle de vie d’une entreprise : création, implantation, accès aux services d’utilité publique, emploi, services financiers, commerce international, fiscalité, règlement des litiges, marché et concurrence, ainsi qu’insolvabilité. Chacun de ces domaines est évalué selon trois piliers reflétant les leviers d’action des pouvoirs publics en faveur du secteur privé.

Le premier pilier porte sur le cadre réglementaire et examine les règles applicables à la création, à l’exploitation et à la cessation des activités économiques. Le deuxième pilier évalue la qualité des services publics, incluant les institutions, les plateformes numériques, l’administration fiscale et les infrastructures liées au commerce.

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Le troisième pilier mesure l’efficacité opérationnelle, à travers l’expérience concrète des entreprises en matière de procédures, de délais et de coûts de conformité. Chaque pays reçoit une note comprise entre 0 et 100 pour chaque pilier et chaque domaine, les scores étant ensuite agrégés pour établir le classement global.

En Afrique, 29 pays ont été évalués en 2025, contre 15 l’année précédente. Parmi les nouveaux pays intégrés figurent notamment le Bénin, le Sénégal, la Tunisie, la Namibie et la République démocratique du Congo.

Le Rwanda arrive en tête du classement continental avec un score global de 67,94 points, affichant de bons résultats en matière de cadre réglementaire et d’efficacité opérationnelle, mais une performance plus modérée concernant la qualité des services publics.

Le Maroc et Maurice sur le podium africain

Le Maroc se classe deuxième à l’échelle africaine avec un score de 63,44 points, suivi de la République de Maurice (63,20 points), qui recule d’un rang par rapport à l’édition précédente. Le Togo occupe la quatrième position avec 61,52 points.

Deux nouveaux entrants intègrent directement le Top 10 africain : le Bénin, classé cinquième avec 60,21 points, et le Sénégal, neuvième avec un score de 56,05 points. La Côte d’Ivoire, déjà évaluée lors de la première édition, conserve la dixième place avec 54,43 points.

De manière générale, le rapport souligne que les économies confrontées à une forte pression en matière de création d’emplois, notamment pour les jeunes, sont souvent celles où le climat des affaires est le moins favorable. Les pays caractérisés par une population active jeune et une croissance économique limitée accusent généralement un retard plus marqué.

L’Afrique subsaharienne, qui concentre une grande partie des économies disposant d’une main-d’œuvre jeune, apparaît ainsi particulièrement exposée aux risques associés à un environnement des affaires peu propice au développement du secteur privé.

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