La Banque mondiale accorde un prêt de 1,5 milliard de dollars à l’Afrique du Sud

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Climat des affaires en Afrique : le Rwanda en tête selon la Banque mondialeLa Banque mondiale © DR
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L’Afrique du Sud va bénéficier d’un prêt de 1,5 milliard de dollars accordé par la Banque mondiale, destiné à soutenir la modernisation des infrastructures de transport et à accélérer la transition énergétique. Cette bouffée d’oxygène est bienvenue pour le pays le plus industrialisé d’Afrique, confronté à une croissance faible, un chômage de masse et un endettement élevé.

Selon le Trésor sud-africain, ce prêt représente « une étape importante vers la résolution des défis urgents » auxquels l’économie nationale est confrontée. Le chômage atteint en effet 32%, tandis que la croissance reste faible, à 0,6% en 2024, avec des prévisions à peine meilleures pour 2025 (1% selon le FMI).

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La situation est aggravée par des coupures d’électricité fréquentes ainsi que par des engorgements dans les ports et sur les chemins de fer, qui freinent la circulation des marchandises. Ces infrastructures essentielles sont gérées par des entreprises publiques lourdement endettées.

Autre point critique : le taux d’endettement du pays, qui a triplé en 15 ans pour atteindre 77 % du PIB. Dans ce contexte tendu, le prêt de la Banque mondiale, assorti d’un délai de grâce de trois ans avant les premiers remboursements, devrait alléger la pression sur les finances publiques.

Une aide stratégique pour l’avenir

Alors que l’aide américaine se fait plus rare, cette initiative de la Banque mondiale est saluée comme un levier stratégique. L’OCDE a récemment exhorté Pretoria à renforcer ses investissements publics pour améliorer la logistique et l’approvisionnement énergétique, tout en appelant à la prudence afin de ne pas aggraver la dette.

Ce soutien financier pourrait marquer un tournant pour l’Afrique du Sud en stimulant la relance économique et en posant les bases d’un développement plus durable.

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