Les banques en manque de liquidité

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Les besoins de liquidité sont de plus en plus fréquents du côté des banques. La crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 y est pour beaucoup. En effet, depuis le mois de mai, les besoins sont en hausse permanente (96,5 milliards de dirhams en mai, 100,4 milliards de dirhams en juin et 102,7 milliards de dirhams en juillet), rapporte le quotidien Le Matin dans son édition du mercredi 9 septembre 2020. Par conséquent, la banque centrale continue d’injecter des liquidités dans les établissements bancaires, ces dernières ont atteint 111,8 milliards de dirhams en juillet 2020 (contre 105,4 milliards en juin et 97,9 milliards en mai).
Aïd Al Adha, parmi les raisons du besoin enliquidités
Selon des analystes de la Direction des études et des prévisions financières, cette évolution est particulièrement due à la hausse de la circulation fiduciaire à la veille del’Aïd Al-Adha, rapporte ÉcoActu. Une grande quantité de cash a été retirée des différentes institutions bancaires durant la période de Aïd Al Adha afin de subvenir aux besoins religieux de sacrifice.
Autre raison de ce manque de liquidités, la récession économique. Plusieurs grandes institutions nationales et internationales prévoient une grande récession économique pour le Maroc en 2020. Le Haut commissariat au plan (HCP)s’attend à une récession économique de 5,8%, la banque mondiale (4%), et la banque africaine de développement (4,5%).
«En pareilles circonstances d’incertitude continue, il y a un grand manque de confiance qui s’installe chez les acteurs économiques qui préfèrent attendre d’y voir plus clair pour investir», souligne l’économiste Mehdi Fakir dans une déclaration accordée à Les Inspirations Éco. D’après ce dernier, ce manque de liquidité risque de s’accentuer d’ici fin 2020 et même au-delà de cette période. L’économiste estime que pour respecter les exigences imposées en matière de réserves obligataires et de solvabilité, les banques n’auront pas d’autres choix pour combler leur déficit en liquidité que de «netraiter que les dossiers qui bénéficient de la garantie de l’État, et se lancer dans le recouvrement de créances».
Autre tracas auquel font face les banques, la hausse des crédits impayés. D’après Médias24, les impayés bancaires passeront de 70 milliards en 2019 à plus de 130 milliards de dirhams à fin 2020, ce qui représente une hausse de plus 85% en une année. Affligeant !
Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
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