Croissance : le HCP confirme le coup de froid

Avatar de J.R.Y

Temps de lecture :

HCP : hausse modérée des prix à la production industrielle en mars 2026Siège du Haut-Commissariat au Plan © DR

A
A
A
A
A

La pandémie du coronavirus et la sécheresse vont faire dévisser le PIB de 5,8% en 2020 selon les dernières prévisions du HCP. Toutefois, une reprise est attendue dès 2021. Il faudra pour cela bien négocier 2020. Le taux de chômage atteindrait quand même 14,8%, soit une dégradation de 5,6 points. La baisse de l’activité et les dépenses exceptionnelles engendrées par la crise vont creuser le déficit budgétaire à 7,4% du PIB. Pour le financer, le Trésor va augmenter ses emprunts et son endettement passerait à 74,4% du PIB.

Le HCP confirme le coup de froid sur la croissance. Le PIB va décrocher de 5,8% selon l’institution. La pandémie du coronavirus et la sécheresse sont les deux facteurs qui influencent l’activité. La campagne céréalière est nettement en dessous de la normale pour la deuxième année consécutive. En outre, la crise sanitaire provoquée par le coronavirus a mis l’économie mondiale à mal. Selon les dernières estimations, le PIB mondial va reculer de 4,9%. Le confinement et les mesures d’urgence sanitaires vont entrainer une contraction de 11,9% du commerce mondial.

La reprise dès 2021

Toutefois, une reprise est attendue dès 2021. Le commerce mondial augmenterait de 8% en 2021. La croissance mondiale devrait se redresser de 5,4% soutenue par la relance budgétaire importante et par la poursuite de l’assouplissement de la politique monétaire. La croissance marocaine devrait suivre le même mouvement avec un rebond de 4,4% selon le HCP. Il faudra pour cela bien négocier 2020 et limiter les répercussions du coronavirus sur l’activité.

Le PIB non agricole baissera de 5,3% après une hausse de 3,7% en 2019. La situation économique et les difficultés des entreprises engendreront une forte augmentation du chômage. Même si les mesures de soutien du gouvernement permettent de limiter les conséquences, le taux de chômage atteindrait 14,8% soit une dégradation de 5,6 points selon le HCP.

Un fort impact sur le budget et l’endettement

Par ailleurs, la pandémie et le gel de l’activité économique nationale durant la période de confinement, devraient induire des effets néfastes sur le budget de l’État en termes de recettes fiscales. Les mesures prises par le gouvernement pour limiter la propagation du virus devraient engendrer des dépenses supplémentaires aux charges ordinaires. En conséquence, le déficit budgétaire devrait s’accentuer en 2020 pour atteindre près de 7,4% du PIB. Pour financer le déficit, l’État va augmenter ses emprunts portant l’endettement du Trésor à 74,4%. En tenant compte de la dette extérieure garantie, la dette publique globale dépasserait 90% du PIB.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Prix carburants : l’essence grimpe de 50 centimes dès le 16 mai

Consommation - Prix carburants : l’essence augmente de quelques centimes dès le 16 mai, tandis que le gasoil reste stable.

Rédaction LeBrief - 15 mai 2026
Pêche côtière : 3,85 MMDH à fin avril 2026

Économie - La pêche côtière et artisanale affiche une hausse de sa valeur à fin avril 2026, dépassant 3,85 milliards de dirhams, malgré un recul des volumes débarqués.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Peut-on domestiquer un arbre aussi complexe que l’arganier ?

Économie - Sélection de variétés, clonage, data… la recherche transforme l’arganier. Porté par l’INRA et ses partenaires, le Maroc construit une arganiculture moderne, entre performance agricole, innovation technologique et enjeux climatiques.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Céramique : un accord pour structurer la filière marocaine

Économie - Un partenariat inédit vise à renforcer la compétitivité de la céramique marocaine, en misant sur l’innovation, la qualité et la structuration du secteur, avec l’ambition de consolider le « Made in Morocco » sur les marchés nationaux et internationaux.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Céréales : lancement du dispositif de commercialisation 2026 à Casablanca

Économie - À Casablanca, les autorités lancent le dispositif de commercialisation des céréales pour la campagne 2026. Prix de référence, primes de stockage et mesures logistiques visent à soutenir les producteurs et renforcer les stocks nationaux.

Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026
Le pétrole en hausse de 2% sur fond de tensions géopolitiques

Économie - Les prix du pétrole ont progressé d’environ 2% vendredi, portés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 15 mai 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire