Endettement : Qui sont les créanciers étrangers du Maroc ?

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Tout le monde est d’accord pour dire que le Maroc a réalisé une très belle opération pour sa levée de fonds sur le marché financier international. Le taux d’intérêt est historiquement le plus bas obtenu par le Royaume : 1,5 %, dont une prime de risque de 1 397 %. Parmi les grandes économies africaines, aucune ne bénéficie d’une telle confiance des investisseurs étrangers. C’est dire que le risque Maroc est de bonne qualité.
La dette extérieure du royaume
A chaque opération internationale de levée de fonds, la dette du pays est scrutée. À fin juin, la dette extérieure du Trésor atteignait 155 milliards de DH. Elle représente 21 % de l’encours global qui lui, totalisait 740 milliards de DH. Cette répartition n’a pas toujours été la même. À la fin des années 1990, la répartition dette intérieure/dette extérieureétait équilibrée, alors que dans les années 80 la dette extérieure pesait bien plus lourd dans la balance(80 % en 1984).
L’emprunt sur le marché financier international a été réalisé cinq ans après la dernière opération. Cette source représentait 28,1 % de l’encours de la dette extérieure à fin juin. Les principaux « banquiers » du Maroc sont les institutions internationales comme la Banque mondiale, le FMI, la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement… Ils détiennent plus de la moitié de l’encours, plus exactement 57,5 %.
Les prêts obtenus dans le cadre des relations bilatérales c’est-à-dire de pays à pays se chiffrent à 22 milliards de DH, soit 14,4 % de l’encours. La moitié est constituée (7 %) de crédits accordés par les pays de l’Union européenne. Les engagements des pays arabes représentent 3,8 % et ceux des autres pays 3,6 %.
Des crédits avantageux, mais contraignants
L’avantage de ces prêts est qu’ils sont obtenus à des taux très compétitifs, notamment les crédits des institutions internationales. Mais, ce sont pour la grande majorité des fonds destinés à un usage bien précis. Ils sont octroyés pour soutenir les réformes d’un pays dans tel ou tel secteur.
En revanche, ces crédits présentent plusieurs risques, dont celui de taux et de change. En clair, les mouvements de taux et des devises peuvent alourdir ou alléger les charges de la dette. Pour se prémunir contre ces risques, le Trésor privilégie les emprunts à taux fixe. Ils représentent 2/3 de l’encours. La structure de la dette par devises se rapproche aussi le plus possible de celle du panier de cotation du dirham pour atténuer les effets de change. Plus de 64 % de l’encours de la dette extérieure sont libellés en euro et 28,3 % en dollars. Le yen représente 2,7 % et les autres devises 4,9 %. Il y existe aussi des produits de couverture pour se prémunir contre ces risques.
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