Bank Al-Maghrib : stagnation des investissements et de l’emploi dans le secteur industriel
L'usine Renault de Tanger © MAP
A
A
A
A
Le dernier sondage trimestriel de Bank Al-Maghrib auprès des industriels durant le premier trimestre 2024 révèle un constat alarmant : les investissements et l’emploi stagnent dans le secteur industriel. Selon les résultats, 58% des chefs d’entreprise interrogés indiquent que leurs dépenses d’investissement n’ont pas évolué par rapport au trimestre précédent, tandis que 22% signalent une baisse de ces dépenses. Les secteurs de l’électrique et électronique, la chimie et parachimie, ainsi que la mécanique et métallurgie semblent particulièrement touchés par ce recul, bien que l’agroalimentaire et le textile-cuir aient enregistré une augmentation des investissements selon certains patrons.
En ce qui concerne l’emploi, près de trois quarts des industriels ont constaté une stagnation des effectifs, avec 18% signalant même une baisse. Cette tendance à la baisse touche plusieurs branches industrielles, y compris l’agroalimentaire, l’électrique et électronique, la chimie et parachimie, le textile-cuir, ainsi que la mécanique et métallurgie.
Moins de financements bancaire
Les conditions de production sont également impactées par la faiblesse de la demande et la concurrence de l’économie informelle. Les coûts élevés des intrants et la pression concurrentielle accentuée par le secteur informel entravent le développement de la production dans la plupart des branches industrielles. Les coûts unitaires de production sont en hausse dans la plupart des secteurs, à l’exception du textile-cuir où ils ont reculé, et de l’électrique et électronique où ils sont restés stables.
Lire aussi : Étude : les jeunes Marocains face aux défis de l’employabilité
En termes de trésorerie et de financement, la situation demeure difficile pour un quart des entreprises. L’accès au financement bancaire est jugé difficile par 30% des industriels, et le coût du crédit est en augmentation pour 28% d’entre eux.
Quant au climat des affaires, il semble se détériorer, avec 24% des entreprises le qualifiant de défavorable au premier trimestre 2024, contre 20% au trimestre précédent. Seuls 68% des entreprises estiment que le climat des affaires est normal, marquant une baisse par rapport aux 73% enregistrés au dernier trimestre de l’année précédente.
Les syndicats du transport routier de marchandises menacent d'une grève nationale si le gouvernement tarde encore à verser une nouvelle aide au carburant.
El Mehdi El Azhary - 1 juillet 2026Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
Rédaction LeBrief - 30 juin 2026Le Maroc réaffirme à Abuja son soutien à la ZLECAf et appelle à accélérer l'intégration économique africaine pour stimuler le commerce et l'investissement.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Face à la concurrence chinoise, Stellantis redéfinit sa stratégie mondiale et fait du Maroc un hub industriel pour soutenir sa croissance à l'horizon 2030.
Sabrina El Faiz - 30 juin 2026La COMADER alerte sur la fragilité des exploitations agricoles et appelle à revoir les politiques de soutien face à la hausse des coûts et au stress hydrique.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026