Législative 2026 : le PPS alerte sur les dérives électorales
Mohamed Nabil Benabdellah présidant la réunion du bureau politique du parti du livre le 1er octobre 2024 © PPS
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Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) tire la sonnette d’alarme à l’approche des élections législatives du 23 septembre 2026. Réuni jeudi, son bureau politique a dénoncé plusieurs pratiques qu’il juge susceptibles d’alimenter la défiance envers la politique et de décourager la participation électorale.
Pour le parti, le prochain scrutin doit se dérouler dans un climat serein, marqué par une concurrence équitable entre les formations politiques et fondée sur les programmes plutôt que sur les moyens financiers ou les pratiques irrégulières.
L’argent et les pratiques illégales dans le viseur
Le PPS estime que certaines méthodes utilisées dans le champ électoral risquent de porter atteinte à l’intégrité du processus démocratique. Le parti met notamment en garde contre l’influence de l’argent, la corruption électorale et les différentes formes de manipulation susceptibles de fausser la compétition entre candidats.
Il réclame ainsi des conditions de compétition permettant aux différentes formations de défendre leurs projets sur un pied d’égalité. L’objectif affiché est de faire des prochaines élections un véritable rendez-vous démocratique capable de faire émerger des responsables politiques compétents et intègres.
Dans son communiqué, le parti déplore également des comportements politiques qu’il considère comme susceptibles de renforcer le désintérêt des citoyens pour les élections. Selon lui, les pratiques opportunistes et les incitations jugées contraires à l’éthique peuvent nourrir l’idée que le vote ne permettrait pas réellement d’influencer la vie publique.
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Le PPS considère que cette perception constitue une menace pour la confiance accordée aux institutions. À ses yeux, la multiplication de telles pratiques fragilise les fondements du processus démocratique et risque d’accentuer le fossé entre les citoyens et la politique.
Le parti appelle à une participation citoyenne
Face à ces dérives, le PPS appelle les électeurs à prendre part activement au scrutin et à contribuer à écarter les acteurs qui chercheraient à détourner le processus électoral de ses objectifs démocratiques.
Le parti souhaite que les élections du 23 septembre deviennent une occasion de renouveler la confiance dans les institutions et de favoriser une participation consciente des citoyens. Il entend également faire de cette échéance un moyen de promouvoir un changement politique qu’il juge nécessaire.
Le PPS inscrit par ailleurs son discours électoral dans une critique particulièrement virulente du gouvernement actuel. La formation politique lui reproche notamment sa gestion des questions liées à la corruption et au clientélisme, ainsi que des situations qu’elle estime relever de conflits d’intérêts.
Le parti dénonce également l’influence qu’exerceraient certains groupes économiques sur les décisions publiques, au détriment, selon lui, des catégories populaires et des classes moyennes.
Sur le plan organisationnel, le bureau politique a poursuivi l’examen des candidatures qui restent à trancher pour les prochaines législatives. Ces arbitrages concernent aussi bien les circonscriptions locales que les listes régionales.
Le PPS a, dans le même temps, annoncé la tenue d’une rencontre consacrée à la présentation de son programme gouvernemental. Celle-ci est prévue le mercredi 2 septembre au siège national du parti à Rabat, quelques semaines avant le scrutin législatif.
L’Union constitutionnelle annonce un soutien critique au prochain gouvernement marocain, tout en préservant son indépendance et en saluant les priorités du discours royal.
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