Aïd Al Adha : décalage entre les chiffres officiels et le « souk numérique »
"Tous ces moutons sont vendus ", affirme le vendeur, le 25 mai 2026, Casablanca © LeBrief
A
A
A
A
A J-1 de l’Aïd un fossé de plus en plus profond se creuse entre le discours rassurant du gouvernement et la réalité vécue par les citoyens. Alors que les autorités affichent des statistiques d’abondance, les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d’une contestation virale, documentant un marché sous haute tension où le mouton semble bien plus rare et fragile que ce que l’on veut nous faire croire.
Aïd Al Adha : prix, morts, pénurie et doutes sur les contrôles
L’abondance sur papier, la rareté dans les souks
Le ministère de l’Agriculture maintient fermement sa position : l’offre est « largement excédentaire » avec près de 9 millions de têtes mobilisées pour une demande estimée entre 6 et 7 millions. Pourtant, sur le terrain, le constat des professionnels est cinglant. A Casablanca, des vendeurs du quartier de la Villette observent des étals vides et des clients qui ne viennent plus que pour récupérer des bêtes déjà réservées.
Aïd Al Adha : la réalité du marché loin de l’utopie politique
Le cheptel national serait passé de 28,2 à 32,8 millions de têtes en seulement quelques mois, une variation jugée biologiquement impossible par certains analystes.
Des vidéos qui dérangent
Le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a tenté de minimiser la situation en attribuant la perception de la cherté aux réseaux sociaux. Cependant, les vidéos qui y circulent racontent une tout autre histoire. Loin de la « supposée cherté » évoquée par le ministre, des séquences montrent des acheteurs désemparés devant des bêtes mortes quelques heures seulement après l’acquisition. Dans la province de Chichaoua, des carcasses visibles au sol ont alimenté une nervosité grandissante, jetant un doute sérieux sur l’efficacité des contrôles sanitaires de l’ONSSA malgré les discours officiels.
A Casablanca, les prix de la viande ovine ont progressé au 24 juin 2026 pour atteindre 140 à 145 dirhams le kilo sur les marchés de gros.
Rédaction LeBrief - 24 juin 2026BAM prévoit une inflation moyenne de 1,5% au Maroc en 2026, avant une remontée à 2,1% en 2027. En cause : la hausse de la facture énergétique, des carburants et de l’inflation.
Rédaction LeBrief - 23 juin 2026Découvrez les prix de gros du 10 juin à Casablanca, marqués par la baisse des tomates et des abricots. Le point complet sur les marchés.
Rédaction LeBrief - 10 juin 2026L'ONCF a transporté près de 2 millions de voyageurs pour Aïd Al Adha 1447. Chiffres, trafic et dispositif spécial à découvrir.
Rédaction LeBrief - 4 juin 2026A Casablanca, les prix de gros des fruits et légumes ont-ils augmenté au 3 juin ? Les principaux écarts restent limités. Découvrez le détail.
Rédaction LeBrief - 3 juin 2026Le marché automobile dépasse 104.000 ventes en cinq mois au Maroc, porté par l’électrification et de nouveaux acteurs, soit une progression de 17,8%.
Rédaction LeBrief - 3 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Consommation – Avant Ramadan, les prix explosent… mais pas toujours pour les raisons que l’on croit…
Sabrina El Faiz - 7 février 2026Consommation - Ramadan, commandes en rafale, motos pressées et contrôles flous : quels risques se cachent derrière votre ftour 2.0 ?
Sabrina El Faiz - 28 février 2026Consommation-Un nouveau point de vente de poissons congelés a été lancé samedi à Sala Al Jadida dans le cadre de la 8ᵉ édition de l’initiative nationale « Poisson à prix raisonnable ».
Rédaction LeBrief - 21 février 2026