Sahara : la pseudo-RASD admet que l’indépendance n’est plus l’unique option
Photo d'illustration de Dakhla © DR
A
A
A
A
Pour la première fois, la pseudo-RASD laisse entendre que l’indépendance ne constitue plus l’unique issue possible. Cette évolution marque un tournant dans le discours officiel du mouvement, longtemps resté attaché à une ligne considérant l’indépendance comme la seule solution acceptable.
Cette position a été évoquée par Mohamed Yeslem Beissat, chef des négociateurs et responsable de la pseudo-RASD, qui reconnaît que le processus de règlement du différend avec le Maroc ne peut plus se limiter à une seule option. Une telle déclaration rompt avec plusieurs décennies de positionnement strict et immuable.
Une situation figée dans les camps de Tindouf
Ce changement intervient dans un contexte marqué par la fatigue politique et sociale au sein des camps situés à Tindouf, en Algérie. Depuis près d’un demi-siècle, des dizaines de milliers de personnes y vivent dans une situation d’exil prolongé.
Selon le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 100.000 personnes continuent d’y résider, partagés entre la mémoire d’un territoire quitté et l’incertitude persistante quant à leur avenir. Cette réalité contribue à alimenter un climat d’attente et d’essoufflement politique au sein de la population concernée.
Une relance diplomatique sous médiation américaine
Cette évolution du discours s’inscrit également dans un contexte diplomatique renouvelé. Depuis l’adoption de la Résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, trois cycles de discussions ont été organisés : deux à Washington et un troisième à Madrid, en février dernier, dans les locaux de l’ambassade des États-Unis.
Lire aussi : Sahara : la République du Mali annonce le retrait de sa reconnaissance de la pseudo RASD
Ces échanges se déroulent de manière discrète et réunissent plusieurs acteurs clés du dossier : le Maroc, l’Algérie ainsi que l’Organisation des Nations unies. Ils témoignent d’un regain d’implication diplomatique de Washington, encouragé par l’administration de Donald Trump, qui cherche à accélérer le rythme des négociations et à pousser les parties vers un compromis.
Les responsables de la pseudo-RASD observent ce regain d’intérêt international avec prudence, tout en reconnaissant qu’il redonne de la visibilité à une question longtemps reléguée au second plan.
L’initiative d’autonomie marocaine au centre du débat
Le changement le plus notable concerne toutefois la place prise par la proposition marocaine d’autonomie dans les discussions actuelles. Pour la première fois, un document onusien mentionne cette option comme étant la solution la plus viable pour résoudre le conflit.
Présentée par Rabat en 2007, cette initiative prévoit l’instauration d’un statut d’autonomie élargie pour les provinces du Sud tout en maintenant la souveraineté marocaine. Elle bénéficie aujourd’hui d’un soutien croissant au sein de la communauté internationale, notamment de la part des États-Unis, qui ont officiellement reconnu la souveraineté du Maroc sur ce territoire.
Vers une nouvelle génération plus pragmatique
Face à cette dynamique diplomatique, la pseudo-RASD semble progressivement adapter sa stratégie. Certains responsables sahraouis impliqués dans les discussions admettent désormais que l’indépendance ne peut plus être présentée comme l’unique perspective.
Cette évolution s’explique également par l’émergence d’une nouvelle génération de cadres au sein du mouvement. Plus pragmatiques, ces responsables privilégient une approche négociée et se montrent davantage disposés à envisager des compromis, contrastant avec la ligne plus rigide longtemps associée à Brahim Ghali.
Pouvoir judiciaire : le Roi a reçu à Rabat les membres nommés au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. Les détails des désignations.
Rédaction LeBrief - 4 juin 2026La Chambre des représentants consacrera une séance au rôle de l’éducation et de la formation dans le développement du Maroc et aux orientations du gouvernement dans ce domaine.
Wissal Bendardka - 4 juin 2026Réunis à Rabat, les membres du RADAR ont plaidé pour l’usage de l’intelligence artificielle et des technologies numériques afin de moderniser les archives parlementaires.
Wissal Bendardka - 4 juin 2026Le roi Mohammed VI a reçu les nouveaux membres de la Cour constitutionnelle, nommé Mohamed Amine Benabdellah à sa présidence et supervisé leur prestation de serment.
Wissal Bendardka - 4 juin 2026Le roi Mohammed VI a reçu les lettres de créance de douze ambassadeurs accrédités au Maroc, illustrant la diversité et la solidité des relations diplomatiques du Royaume.
Wissal Bendardka - 4 juin 2026Le Maroc participe à la 38e session MAB de l’UNESCO au Paraguay, un an après le plan de Hangzhou. La Marocaine Latifa Yaakoubi préside le conseil.
El Mehdi El Azhary - 4 juin 2026Politique - Le gouvernement fait le point sur la réforme de l'enseignement supérieur et son impact sur la recherche scientifique.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le Conseil de gouvernement approuve des décrets sur la pêche continentale et les OPCVM pour une meilleure organisation sectorielle.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le CCG réaffirme son appui à la marocanité du Sahara lors de la 8e réunion ministérielle conjointe.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique – Comment la télémédecine transforme l’accès aux soins, notamment dans les zones rurales ou enclavées ?
Sabrina El Faiz - 12 mars 2026Politique - Le CCG salue l'engagement du roi Mohammed VI lors de la réunion ministérielle conjointe. Un moment fort pour le Maroc et la région.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Politique - Le ministre lance des projets pour renforcer la connectivité à Khénifra et améliorer les infrastructures routières locales.
Mouna Aghlal - 10 mars 2026