Barrages : une nette amélioration du taux de remplissage à la fin mars 2026
Barrage Youssef Ben Tachfine, dans la région de Souss-Massa © DR
A
A
A
A
La situation hydrologique du Maroc connaît une évolution significative à la fin du mois de mars 2026. Selon les dernières données publiées par le ministère de l’Équipement et de l’Eau, les principaux barrages du Royaume affichent des niveaux de remplissage en forte progression par rapport à la même période de l’année précédente.
Au 26 mars 2026, le volume total d’eau stocké dans les barrages marocains atteint 12,54 milliards de mètres cubes, soit un taux de remplissage de 73,07%. Ce niveau marque une amélioration notable comparé à 37,72% enregistrés à la même date en 2025, confirmant l’impact positif des précipitations récentes sur les réserves hydriques nationales.
La capacité normale globale des barrages est estimée à 17,16 milliards de mètres cubes, ce qui signifie que les infrastructures hydrauliques disposent encore d’une marge de stockage importante, tout en assurant un niveau de sécurité hydrique plus confortable que l’année précédente.
Lire aussi : Barrages : 64,1% de remplissage, un niveau record depuis 2015
Des performances contrastées selon les bassins
L’analyse par bassin hydraulique révèle des situations contrastées selon les régions. Les bassins du Tensift (94,74%), du Bouregreg (92,70%) et du Loukkos (91,84%) affichent les meilleurs taux de remplissage. Le bassin du Sebou, qui concentre le plus grand volume d’eau stocké avec 4,58 milliards de mètres cubes, enregistre un taux de 85,29%.
En revanche, certaines zones demeurent plus fragiles. Le bassin du Draa-Oued Noun reste le moins rempli avec 37,98%, malgré une progression par rapport aux 30,96% observés l’an dernier. Les bassins du Souss Massa (55,88%) et de Oum Er-Rbia (57,70%) se situent également en dessous de la moyenne nationale.
Plusieurs ouvrages hydrauliques ont atteint un taux de remplissage de 100%, notamment dans les bassins du Loukkos (Nakhla, Chefchaouen, Sharif Al-Idrisi et Dar Khrofa), du Sebou (Garde Sebou, Bouhouda et Sahla), ainsi que le barrage Sidi Driss dans le bassin de Oum Er-Rbia et celui d’Aoulouz dans le Souss Massa.
Ces performances traduisent une amélioration localisée mais significative des ressources en eau, susceptible de soutenir les besoins agricoles et urbains dans les zones concernées.
Lire aussi : Bassin du Loukkos : des réserves hydriques à un niveau exceptionnel depuis 2014
Al Wahda toujours en tête des volumes stockés
Le barrage Al Wahda, considéré comme le plus grand du Maroc et situé dans le bassin du Sebou, affiche un volume impressionnant de 2,95 milliards de mètres cubes, correspondant à un taux de remplissage de 85,55%.
Par ailleurs, les données relatives au bassin de la Sakia El Hamra et Oued Eddahab font état d’un volume nul, ce qui pourrait s’expliquer par l’absence de données disponibles ou par un assèchement des infrastructures concernées.
Dans l’ensemble, la hausse généralisée des taux de remplissage constitue un signal encourageant pour la gestion des ressources hydriques du Royaume. Toutefois, les disparités régionales rappellent la nécessité de poursuivre les politiques d’optimisation de l’eau, notamment dans les bassins structurellement déficitaires.
Les syndicats du transport routier de marchandises menacent d'une grève nationale si le gouvernement tarde encore à verser une nouvelle aide au carburant.
El Mehdi El Azhary - 1 juillet 2026Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
Rédaction LeBrief - 30 juin 2026Le Maroc réaffirme à Abuja son soutien à la ZLECAf et appelle à accélérer l'intégration économique africaine pour stimuler le commerce et l'investissement.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Face à la concurrence chinoise, Stellantis redéfinit sa stratégie mondiale et fait du Maroc un hub industriel pour soutenir sa croissance à l'horizon 2030.
Sabrina El Faiz - 30 juin 2026La COMADER alerte sur la fragilité des exploitations agricoles et appelle à revoir les politiques de soutien face à la hausse des coûts et au stress hydrique.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026