Chronique CADENCE
Sabrina El Faiz Publié le 20/03/26 à 10:07
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Tebkhira casawia

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Ce matin, on va parler d’odeurs. On a évité pendant Ramadan, avec le jeûne, la nausée pouvant facilement remonter. Alors, ces odeurs, parlons-en. Pas celles des gâteaux de Aïd el-Fitr, ni du doux café qui retrouve sa place. On parle de poubelles, de bennes à ordures, posées là, en plein milieu de nos quartiers casablancais. Elles sont là, elles puent, elles débordent et Dieu quel malheur de passer à côté !

Gauthier, Anfa, Mers Sultan, Abdelmoumen… des quartiers jusque-là dits propres accueillent mouches et odeurs nauséabondes.

Qui a décidé, un beau matin, de déplacer des bennes qui ne gênaient personne depuis des années, pour les coller juste en face d’immeubles habités ?

Les habitants respirent quoi ? Des odeurs insupportables. Ils vivent avec quoi ? Des insectes, des nuisibles, une saleté, tout en habitant dans des loyers franchement élevés par rapport à la moyenne !

Des réclamations, il y en a eu. Des courriers, des relances aussi. Qu’attendez-vous ? Qu’on vous dise que quelqu’un a eu la gentillesse de répondre ? Ne soyons pas absurdes. Pourquoi feraient-ils attention aux habitants qui paient leur salaire ? Indirectement, on nous dit habituez-vous, c’est la nouvelle règle, Casa est sale.

On finit par intégrer que oui, vivre à côté des déchets, c’est comme ça et puis c’est tout. Non. Ce n’est pas comme ça !

Une ville, ça se respecte. Ses habitants aussi.

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