Une crise… puis une action… parfois un communiqué… et tout cela dans une lenteur incroyable. Comme si le silence protégeait. Comme si contenir aidait le récit à s’écrire tout seul !
Quand les inondations ont frappé le nord, les images ont circulé plus vite que les explications. Les routes coupées, les habitants livrés à eux-mêmes, les vidéos partagées en boucle. Ce qui manquait, ce n’était pas l’information. C’était LA voix gouvernementale, une présence, une parole capable de tenir l’espace avant qu’il ne se remplisse !
Même scénario lors des manifestations de la Gen Z. Les revendications montaient, les réseaux s’enflammaient, les interprétations s’installaient… et pendant tout ce temps, le silence donnait l’impression que ce gouvernement élu par le peuple, n’était pas vraiment là. Mais bon, peut-être que ne rien dire est devenu une stratégie. Après tout, l’absence de parole évite l’erreur immédiate… quitte à laisser l’erreur collective s’installer.
Dans une entreprise, la mécanique est identique. Une crise éclate, on hésite, on consulte, on préfère attendre d’avoir tous les éléments. Mais entre temps, on laisse le terrain aux autres. Car la nature déteste le vide, et celui-ci ne reste jamais ainsi. Il se remplit d’hypothèses, de soupçons, de versions concurrentes.
Le silence donne l’illusion du contrôle. Il a l’air prudent, mais il crée une distance. Et la distance, en période de tension, se transforme vite en défiance. On ne reproche pas toujours l’erreur, mais on reproche l’absence !
Le problème n’est pas de ne pas tout savoir immédiatement. Le problème est de ne pas être là. De ne pas reconnaître ses responsabilités, même imparfaitement, nul n’est parfait, mais faute avouée à moitié pardonnée. Parler, ce n’est pas résoudre, c’est juste assumer, montrer que quelqu’un est là. Le silence, lui, laisse penser que la barre est lâchée.
Une crise ne détruit pas toujours une organisation. Mais l’impression d’abandon, elle, laisse toujours des traces.
Hier, à New York, le Brésil a ouvert, comme depuis 1955, le débat général de l’Assemblée des Nations unies. Pour la dixième fois de sa carrière, Lula s’avance à la tribune et rappelle que l’Organisation…
Dans les états-majors politiques, le réveil est un peu moins rude. Après des semaines de meetings, de déplacements, de poignées de mains et de nuits écourtées, le retour définitif à l’heure légale GMT tombe comme…
Juste une petite question, vous allez voter ou pas ? Franchement ne me répondez pas, ça ne me regarde pas et ne regarde personne. Ah ben si, vous, ça vous regarde. La politique, ce n’est…
À chaque discussion sur l’avenir des médias marocains revient la même question : comment construire des entreprises de presse solides dans un marché publicitaire qui reste limité ? La réponse passe souvent par les annonceurs.…
Lundi 14 septembre, la bourse de Séoul a abandonné 3,26%, Samsung Electronics 4,05%. La cause de cette secousse ne se trouve pourtant pas en Corée, mais à San Francisco. Deux jours plus tôt, Dario Amodei,…
7.288 candidatures déposées en vue du scrutin législatif du 23 septembre. Le chiffre donne d’abord le vertige. Puis, lorsqu’on regarde de plus près, il raconte une histoire beaucoup moins spectaculaire. 28 partis en lice et,…
Je dois vous avouer quelque chose, je ne sais pas exactement à quel moment cette campagne électorale a dérapé, mais je crois qu’on a tous raté un épisode. La définition d’une campagne électorale ne semble…
Casablanca retrouve à peine son rythme de rentrée que certains de ses grands axes retrouvent, eux, les travaux. Cette année, le boulevard Al Massira est notamment concerné par un chantier de la SRM Casablanca-Settat. Circulation…
Hier, l’OCDE a publié les plus mauvais résultats depuis la création de PISA. À partir d’échantillons représentatifs, l’enquête mesure la capacité des élèves scolarisés de 15 ans à appliquer leurs connaissances dans des situations concrètes,…