La réunion de travail présidée mercredi par le Roi et consacrée au complexe portuaire et industriel Nador West Med relève moins de l’actualité économique stricto sensu que de la sémiologie du pouvoir. Car si l’objet affiché de la rencontre était le suivi d’un chantier structurant pour la projection géo-économique du Royaume, son enseignement politique principal réside dans une absence, lourde de signification institutionnelle : celle du chef du gouvernement.
La composition du cénacle réuni autour du Souverain dessine une architecture décisionnelle délibérément épurée. Sur les fauteuils disposés autour de la table, les figures attendues étaient bien là. Ministre de souveraineté, responsables des départements techniques, gardiens des leviers logistiques, financiers et industriels du projet : tous répondaient présents. Tous, sauf celui qui, dans une architecture institutionnelle classique, aurait dû incarner la coordination suprême de l’action exécutive. Ce déséquilibre apparent n’a rien d’accidentel. Il dit, en creux, l’état réel de la mécanique gouvernementale.
Car l’effacement de la chefferie du gouvernement ne date pas d’hier. Il procède d’une lente érosion, patiemment installée, presque ritualisée. La veille de cette réunion, le chef de l’exécutif présentait un ouvrage dressant l’inventaire des réalisations gouvernementales. Un exercice qui a moins ressemblé à un acte de pédagogie politique qu’à une entreprise de clôture symbolique, comme si le récit du pouvoir se conjuguait désormais au passé. À cela s’est ajoutée la mise en retrait du leadership partisan, opérée sans fracas, dans une transition interne soigneusement aseptisée avec un surprenant successeur déjà choisi et qui sera confirmé le 7 février, en la personne du chef du groupe parlementaire du RNI à la Chambre basse.
Dans le même temps, le centre de gravité de l’exécutif s’est déplacé. La supervision des échéances électorales à venir, la gestion de dossiers structurants relevant de la souveraineté administrative et sociale, ont été confiées au ministère de l’Intérieur. Autant de signaux convergents qui témoignent d’une réduction progressive du champ d’intervention de la chefferie du gouvernement, désormais cantonnée à une fonction de gestion courante.
Dès lors, l’absence du chef de l’exécutif à une réunion consacrée à l’un des projets les plus névralgiques de la projection économique du Royaume ne saurait être reléguée au rang d’incident de calendrier. Elle relève d’un langage politique silencieux, mais parfaitement intelligible. Celui d’une fin de séquence, où les grandes orientations se décident ailleurs, par des canaux plus directs, plus resserrés.
La scène est ainsi dressée pour une transition sans éclat où l’État continue d’avancer pendant que le pouvoir gouvernemental se retire, en attendant que le verdict des urnes vienne, le moment venu, réordonner les équilibres et redonner chair à une chefferie du gouvernement aujourd’hui en clair-obscur.
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