Offshoring : le Maroc redéfinit son positionnement à l’horizon 2030
Panel de discussion sur le offshoring, le 27 janvier 2026, Rabat © LeBrief
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Dans un contexte international marqué par de profondes mutations économiques et technologiques, le Maroc engage une nouvelle phase de repositionnement stratégique de son offre offshoring. Présentée à Rabat, par Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée auprès du chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, cette refonte vise à consolider les acquis tout en préparant le secteur aux exigences d’un marché mondial en constante évolution.
Pilier de la stratégie Maroc Digital 2030, l’offshoring occupe une place centrale dans la trajectoire de développement du Royaume. Pour la ministre, ce choix s’inscrit dans une vision de long terme. « L’offshoring s’affirme aujourd’hui comme un pilier central de notre développement économique et social », indique-t-elle, soulignant que « le monde évolue, les marchés se transforment, et nos modèles doivent impérativement s’adapter à ces mutations profondes ».
Des performances solides, mais un impératif de montée en gamme
Le secteur affiche des indicateurs robustes, avec près de 148.500 emplois stables et des exportations de services atteignant 26,22 milliards de dirhams. Toutefois, la ministre insiste sur le fait que ces résultats ne constituent pas une finalité, « mais une base solide sur laquelle construire l’avenir ». Face à une concurrence internationale accrue, elle met en garde contre toute logique de statu quo, expliquant que « l’enjeu n’est pas de préserver l’existant, mais de bien préparer l’avenir ». La nouvelle offre offshoring repose avant tout sur le renforcement du capital humain.
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La ministre rappelle que la compétitivité future du Maroc dépendra de sa capacité à développer des compétences adaptées aux besoins réels du marché. « Former mieux, former davantage, mais surtout former en adéquation avec ces besoins », déclare-t-elle. Elle insiste également sur la nécessité de se positionner sur des segments à plus forte valeur ajoutée, expliquant que « la demande mondiale privilégie désormais des compétences pointues, des expertises spécialisées et de l’agilité ».
2030 : des objectifs assumés et chiffrés
À l’horizon 2030, le Maroc vise un repositionnement affirmé de son offre offshoring. Ainsi, la ministre met en avant une gouvernance renouvelée, basée sur le partenariat public-privé et la visibilité à long terme : « le contrat programme 2024-2030 établit un cadre fondé sur des engagements réciproques et une trajectoire maîtrisée ».
Concernant la circulaire 15/2025, la ministre précise qu’« elle n’a pas été conçue en silo, mais comme le fruit d’un dialogue approfondi avec l’ensemble des parties prenantes ». Enfin, Amal El Fallah Seghrouchni conclut que « la réussite de l’Offre Offshoring Maroc repose sur notre mobilisation collective autour de la création de valeur, de l’excellence des talents et de l’ouverture maîtrisée ».
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