L’Aérobus relie désormais l’aéroport Mohammed V à Casablanca. C’est une bonne nouvelle, un service que bien des voyageurs attendaient. Rien d’exceptionnel, juste une évidence qui arrive enfin. Pourquoi une ville comme Casablanca découvre-t-elle aujourd’hui un service que d’autres métropoles ont intégré depuis longtemps ?
Rabat accueille l’administration, Marrakech le tourisme mondial, Tanger l’industrie et la logistique. Toutes reçoivent des millions de voyageurs, toutes abritent des flux qui ne cessent de grandir. Pourtant, aucune d’elles n’a annoncé un Aérobus équivalent ! Ce qui devient ENFIN normal à Casablanca reste absent ailleurs, comme si le pays avançait en réparant une ville à la fois.
Parallèlement, Uber annonce son retour. Là aussi, l’annonce est bien, pour beaucoup d’usagers. Mais s’agit-il d’un retour durable, ou d’un ajustement ponctuel dans un écosystème qui peine encore à trouver sa cohérence ? La mobilité moderne repose sur la stabilité, pas sur les allers-retours des opérateurs.
Apparemment, le Maroc progresse, mais par fragments. Un service naît ici, un autre disparaît ailleurs. On corrige un manque sans résoudre le modèle. Une succession de petites réparations.
La question n’est pas de savoir si Casablanca mérite son Aérobus. Elle est de comprendre pourquoi Marrakech, Rabat ou Tanger n’en disposent toujours pas. Le pays accueille des millions de visiteurs, ambitionne d’en accueillir davantage, parle de mobilité durable, de connectivité. Mais les infrastructures qui rendent ces ambitions crédibles tardent à venir.
La mobilité n’est pas un service de prestige, c’est un service de base. Elle ne devrait pas dépendre d’un calendrier, d’une annonce ou d’une occasion particulière. Elle devrait précéder les besoins, pas les suivre.
Le Maroc gagnerait à penser la mobilité comme un tout. À harmoniser ce qui existe, à généraliser ce qui fonctionne, à anticiper ce qui manque. À construire un modèle qui relie les villes au lieu de les traiter une par une.
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