La tomate marocaine poursuit son ascension en Espagne
Tomates. © DR
A
A
A
A
Les tomates marocaines continuent de s’imposer comme un produit phare sur le marché espagnol. Selon une analyse récente du média spécialisé Hortoinfo, fondée sur les données officielles du service statistique Estacom (Icex-Agence Fiscale), l’Espagne a importé un total de 80,29 millions de kilos de tomates en provenance du Maroc entre juin 2024 et mai 2025. Ce volume représente une valeur commerciale de 115,35 millions d’euros, avec un prix moyen d’achat établi à 1,44 euro le kilo.
L’analyse mensuelle montre que décembre 2024 a été le mois où le plus grand volume de tomates marocaines est arrivé en Espagne. Ce pic s’explique notamment par la forte demande du marché durant la période hivernale, moment où la production locale espagnole, notamment sous serre, n’a pas encore atteint sa pleine capacité. En revanche, février 2025 a été le mois où les importations marocaines ont atteint leur valeur la plus élevée, traduisant un équilibre entre volume importé et prix du marché.
Lire aussi : Exportation de tomates : le Maroc figure dans le top 3 mondial
Du côté des prix, mai 2025 a enregistré le tarif moyen le plus élevé pour les tomates marocaines, atteignant 2 euros le kilo. Ce mois marque également une période de transition pour les producteurs locaux, qui voient souvent leurs prix chuter. À titre de comparaison, au cours de ce même mois, les producteurs d’Almería ont obtenu un prix moyen de seulement 0,51 euro le kilo, soit l’un des niveaux les plus bas de l’année.
Almería, championne des importations
Parmi les provinces espagnoles, Almería se démarque nettement en tant que principal point d’entrée des tomates marocaines. Sur la période analysée, elle a importé 13,71 millions de kilos, pour une valeur de 16,83 millions d’euros, à un prix moyen de 1,213 euro le kilo. Cette performance marque une hausse de 27,19% par rapport à la période précédente. Elle confirme la stratégie d’Almería d’adosser une partie de son offre à des importations extérieures pour maintenir la continuité de l’approvisionnement.
La deuxième place est occupée par Grenade avec 9,62 millions de kilos importés, pour un total de 13,5 millions d’euros, soit un prix moyen de 1,40 euro le kilo. Murcie arrive en troisième position avec 8,17 millions de kilos, mais à un prix beaucoup plus bas : 0,82 euro le kilo, pour une dépense totale de 6,72 millions d’euros. Cette différence de prix s’explique notamment par la nature des segments de marché ciblés ou des variétés importées.
Barcelone, quatrième au classement, a importé 6,01 millions de kilos pour 9,32 millions d’euros, avec un prix moyen de 1,55 euro le kilo, confirmant l’intérêt croissant des zones urbaines pour des produits importés de qualité. Enfin, Madrid ferme le top 5 des provinces importatrices, avec 2,82 millions de kilos, 4,52 millions d’euros de dépenses et un prix moyen de 1,60 euro le kilo.
Une complémentarité stratégique
L’Espagne, malgré sa propre production abondante de tomates, en particulier sous serre dans les régions d’Andalousie et de Murcie, s’appuie de plus en plus sur les importations marocaines pour réguler ses marchés, combler les manques ponctuels et répondre à la demande diversifiée des consommateurs. Le Maroc, bénéficiant d’un climat favorable et d’une agriculture compétitive, est devenu un fournisseur incontournable, en particulier dans les périodes creuses de la production européenne.
Avec des volumes en hausse et des prix compétitifs, la tomate marocaine consolide sa place centrale dans les rayons espagnols. Le commerce bilatéral dans ce secteur semble voué à une croissance soutenue, malgré les tensions ponctuelles et les débats sur la concurrence agricole.
Économie - La croissance marocaine s’est montrée résiliente début 2026 (+4,2%), portée par la demande intérieure et l’agriculture, malgré un commerce extérieur toujours déficitaire.
Mouna Aghlal - 13 janvier 2026Économie - Les États-Unis enclenchent une nouvelle étape de coopération militaire avec le Maroc en notifiant le Congrès d’un projet de cession de missiles Stinger.
Ilyasse Rhamir - 12 janvier 2026Économie - Cette année, les soldes d’hiver révèlent un changement d’attitude : moins d’impulsivité, plus de décisions stratégiques.
Hajar Toufik - 12 janvier 2026Le Maroc lance WAM Morocco à Casablanca pour devenir un hub régional de l’industrie 4.0 et de la mobilité du futur.
Wissal Bendardka (stagiaire) - 12 janvier 2026Économie - Bank Al-Maghrib annonce le retrait de certaines anciennes coupures dès le 1er janvier 2026, avec possibilité d’échange jusqu’au 31 décembre 2030.
Rédaction LeBrief - 12 janvier 2026Rabat s’illumine avec la campagne « Maroc, Terre de Lumière », transformant le Stade Prince Moulay Abdellah en vitrine touristique et technologique du Royaume.
Wissal Bendardka (stagiaire) - 12 janvier 2026Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…
Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.
Hajar Toufik - 25 avril 2025Économie - Le projet de gazoduc Nigeria-Maroc progresse : 13 pays engagés, signature intergouvernementale à venir et lancement d’un premier tronçon entre Nador et Dakhla.
Hajar Toufik - 14 juillet 2025Dossier - Pas d’attestation, pas de chantier. C’est simple, non ? Pas de couverture décennale, pas de livraison. N'y réfléchissons pas trop !
Sabrina El Faiz - 19 juillet 2025Économie - Le Maroc construit partout, mais se développe-t-il partout ? Analyse région par région…
Sabrina El Faiz - 25 octobre 2025Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025