Céréales : des contrastes marqués entre 2024 et 2025
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Les données récentes sur les importations céréalières et de produits dérivés au Maroc révèlent des dynamiques variées entre les campagnes 2024/2025 et 2025/2026. Durant la période de juin à juillet 2025, les arrivées de blé dur ont connu une progression remarquable, passant de 93.557 tonnes à 238.936 tonnes, soit une augmentation de 155%. À l’inverse, les importations de blé tendre ont chuté de 60%, avec seulement 415.421 tonnes enregistrées contre 1.051.678 tonnes l’année précédente.
Le maïs affiche également une croissance modérée de 16%, atteignant 439.713 tonnes, tandis que l’orge disparaît complètement des statistiques. Les produits dérivés, tels que les tourteaux de soja et de tournesol, subissent des baisses respectives de 19% et 30%, reflétant peut-être des ajustements dans les approvisionnements ou les besoins locaux.
Lire aussi : Céréales au Maroc : bilan et perspectives 2024/2025
Casablanca, Hub Majeur
Le port de Casablanca domine largement les importations, représentant 70% des volumes totaux. Les autres ports, comme Agadir, Jorf Lasfar, ou Tanger Med, jouent un rôle secondaire, avec des parts bien plus modestes. Les origines des produits sont diversifiées : le blé tendre provient principalement de France et des États-Unis, tandis que le maïs arrive majoritairement du Brésil et de l’Argentine.
Sur une base annuelle (janvier à juillet), le blé dur confirme sa tendance haussière (+24%), tout comme le maïs (+12%). En revanche, le blé tendre recule de 16%, et les drèches de maïs (DDGS) chutent de 58%. Les tourteaux de colza, en revanche, progressent de 235%, témoignant d’un intérêt croissant pour cette denrée.
En résumé, les importations céréalières marocaines évoluent vers une diversification des sources et des produits, avec des fluctuations marquées selon les campagnes. Ces changements reflètent probablement des adaptations aux marchés internationaux et aux besoins domestiques.
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