Initiative AAA : face aux enjeux climatiques, l’Afrique parle d’une seule voix

Mbaye Gueye

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Initiative AAA : face aux enjeux climatique, l’Afrique parle d’une seule voixPhoto de famille à l'oaccsion de la conférence ministérielle cinquième conférence ministérielle pour l'adaptation de l'agriculture africaine © LeBrief

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Le secrétaire général de l’Initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA), Seyni Nafo a annoncé que « seulement 4% des fonds alloués à la lutte contre le changement climatique, sont destinés à l’adaptation de l’agriculture ». Il s’exprimait dans le cadre de la cinquième conférence ministérielle pour l’adaptation de l’agriculture africaine (AAA), placée sous le thème : Agroforesterie et résilience climatique, une vision africaine pour la sécurité alimentaire et le développement durable, en marge du Salon international de l’Agriculture (SIAM).

Il a ajouté que, dans un contexte où l’agriculture représente entre 30 à 40% du PIB dans la majorité des pays, et emploie 60 à 70% de la population active, les banques ne financent ce secteur qu’à hauteur de 5%.

C’est dans ce sens que le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a indiqué de cette situation représente un défi majeur, mais aussi une opportunité de repenser les modèles agricoles de manière durable, résiliente et solidaire.

Lire aussi : Meknès : Mohamed Sadiki dirige la Conférence ministérielle de l’Initiative AAA

Il a souligné qu’à l’approche de la COP30 qui se tiendra à Belém, le Continent a une carte essentielle à jouer. Cette conférence est une occasion unique pour l’Afrique de renforcer ses positions, d’exprimer ses priorités avec clarté et de contribuer activement à la définition de solutions globales, justes et ambitieuses. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, l’Afrique se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale.

Avec une hausse de plus de 0,3 °C par décennie, le réchauffement accentue les sécheresses, dérègle les pluies et accélère l’érosion des sols, mettant en danger les rendements agricoles et la sécurité alimentaire d’un million de familles.

Le ministre alerte que sans action forte, « l’Afrique pourrait perdre jusqu’à 25% de sa production agricole d’ici 2050 ».

Dans ce contexte, l’initiative AAA, lancée par le roi Mohamed VI, offre une réponse panafricaine ambitieuse pour renforcer la résilience agricole et s’impose comme une plateforme africaine de référence pour l’adaptation agricole. Elle rassemble autour d’une même vision les gouvernements, les institutions financières, les chercheurs et les acteurs du développement.

À l’issue de cette conférence ministérielle, une feuille de route a été adoptée par acclamation pour permettre à l’Afrique de parler d’une seule et unique voix dans les prochaines échéances mondiale.

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