Bank Al-Maghrib temporise avant de possibles nouvelles mesures en décembre

Avatar de J.R.Y

Temps de lecture :

Bank Al-Maghrib : le taux directeur maintenu à 3%Abdellatif Jouahri, Gouverneur de Bank Al Maghrib © DR

A
A
A
A
A

L’évolution de la situation économique au cours des prochains mois est entourée de nombreuses incertitudes. La crainte d’une deuxième vague de la pandémie sévit un peu partout. Le problème n’est pas propre au Maroc. Bank Al-Maghrib prévoit désormais une contraction de 6,3% du PIB contre 5,2% prévu en juin dernier. La banque centrale tiendra une réunion avec les banques en novembre pour un bilan, notamment sur la situation des impayés.

La hausse des contaminations au coronavirus a fait évoluer négativement le scénario de Bank Al-Maghrib qui prévoit désormais une contraction de 6,3% du PIB contre 5,2% prévu en juin dernier. L’évolution de la situation au cours des prochains mois est donc entourée de nombreuses incertitudes. La crainte d’une deuxième vague de la pandémie sévit un peu partout. Le problème n’est pas propre au Maroc.

«Ma peur est qu’on entre dans une deuxième vague de contamination dans les pays européens», a indiqué le gouverneur de Bank Al-Maghrib à l’issue de la réunion sur la politique monétaire. Une telle situation ne manquera pas d’affecter le Maroc et de dégrader les perspectives de plusieurs secteurs notamment ceux dépendants des marchés européens. L’essentiel des exportations marocaines est acheminé vers l’Europe.

Surveiller le coût du risque…

Par ailleurs, la dégradation des perspectives économiques sera plus fortement ressentie par les banques. D’ailleurs, Bank Al-Maghrib fera un bilan avec le secteur en novembre prochain. Le coût du risque a fortement augmenté au 1er semestre en raison des provisions pour couvrir les menaces liées à la crise sanitaire. Beaucoup d’entre elles ont pris aussi des précautions pour l’avenir parce que la situation restera difficile pendant encore quelques mois.

Dernièrement, le PDG de CIH Bank avait estimé que le coût du risque ne reviendrait à la normale qu’entre 2022 et 2024. À fin juillet, les créances en souffrance avaient atteint 77 milliards de DH en hausse de 7 milliards de DH. Sur certaines prévisions tablant sur un taux de défaut de plus de 14%, la banque centrale se montre toutefois mesurée. Le taux d’impayés se situe actuellement autour de 8% et ce n’est pas qu’au Maroc qu’il est en hausse, fait remarquer Abdellatif Jouahri.

Et les réserves de change ?

Sur les autres sujets, la dégradation des indicateurs macroéconomiques induitspar la crise entraîne de facto une temporisation de la réforme du régime de change. Elle reprendra quand l’on aura retrouvé les équilibres d’avant-crise. Par ailleurs, la Banque centrale estime qu’il n’est pas opportun de renouveler la Ligne de précaution et de liquidité, tant que les réserves en devises sont suffisantes. L’encours des avoirs officiels de réserve avoisinerait 295 milliards de DH en fin d’année, soit une couverture située autour de 6 mois et 20 jours.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Centres d’appels : les syndicats marocains, tunisiens et français du secteur se réunissent à Casablanca

Les syndicats du BPO de France, du Maroc et de Tunisie se réunissent le 21 juin à Casablanca pour débattre de l’IA, de l’emploi et des nouvelles contraintes réglementaires.

El Mehdi El Azhary - 18 juin 2026
Et si le vrai défi de l’IA marocaine n’était pas la technologie ?

À Merzouga, experts et décideurs débattent des priorités de l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et cadre réglementaire.

Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026
Fruits rouges, agrumes et olivier : les moteurs de la campagne agricole marocaine 2025/2026

La campagne agricole 2025/2026 au Maroc est marquée par le rebond des fruits rouges, des agrumes et de l’olivier grâce au retour des pluies.

Mouna Aghlal - 18 juin 2026
Merzouga : experts et décideurs tracent les priorités de l’IA

À Merzouga, experts et décideurs identifient les priorités pour accélérer l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et régulation.

Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026
Merzouga : Amal El Fallah Seghrouchni lance le Rally IA Future Lab

À Merzouga, la ministre Amal El Fallah Seghrouchni lance le Rally IA Future Lab, réunissant 1.000 talents pour accélérer l’intelligence artificielle au Maroc.

Ilyasse Rhamir - 17 juin 2026
Campagne céréalière : de bons rendements atteignant 57 quintaux par hectare

La campagne céréalière 2026 affiche de bons rendements. La production est estimée à 90 millions de quintaux, portée par des pluies abondantes et des mesures de soutien.

El Mehdi El Azhary - 16 juin 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire