Covid-19 : 1 million de personnes supplémentaires vulnérables à la pauvreté

Avatar de J.R.Y

Temps de lecture :

image1170x530cropped

A
A
A
A
A

En raison de la crise économique et sociale déclenchée par le Covid-19, la proportion de personnes «vulnérables à la pauvreté» et/ou «pauvres» pourrait passer de 17,1% de la population en 2019 à environ 19,87% en 2020, soit 1,058 million de personnes additionnelles, estime la Banque mondiale. En collaboration avec le HCP et le Système des Nations Unies au Maroc, ils ont développé conjointement une «Note Stratégique» pour approfondir la compréhension de l’impact socio-économique de la pandémie du Covid-19 au Maroc.

Sous l’effet de la pandémie et de la sécheresse, l’économie marocaine devrait connaître une récession, la première depuis plus de deux décennies. Selon les prévisions annuelles du HCP, le PIB connaîtrait une contraction de 5,8% qui serait accompagnée par un creusement du déficit budgétaire à 7,4% du PIB. Le déficit courant devrait également s’aggraver, pour atteindre 6,9% du PIB.

Un impact marqué pour les plus précaires

Le choc économique pourrait donc accentuer la vulnérabilité de certaines franges de la population. Au cours des vingt dernières années, le Maroc a réussi une réduction significative de la pauvreté monétaire, passée de 15,3% en 2001 à 4,8% en 2014 selon le HCP. Les nouvelles estimations de la Banque mondiale, basées sur le revenu par habitant, indiquent que l’incidence de la pauvreté pourrait atteindre 6,6% en 2020. Par ailleurs, en raison de la crise économique et sociale déclenchée par le Covid-19, la proportion de personnes « vulnérables à la pauvreté »et/ou « pauvres »pourrait passer de 17,1% de la population en 2019 à environ 19,87% en 2020, soit 1,058 million de personnes additionnelles.

L’impact socio-économique de la crise sera sans doute ressenti en premier lieu et durement par les travailleurs du secteur informel qui représentent une grande majorité des Marocains actifs et populations étrangères (migrants, réfugiés), et qui sont généralement employés dans des secteurs particulièrement vulnérables à la crise, comme le secteur du tourisme ou des transports, la vente au détail, mais également ceux dont le travail ne peut pas se faire à distance. Le taux de chômage dépasserait alors 14%.

La Banque mondiale, le HCP et le Système des Nations Unies au Maroc ont développé conjointement une «Note Stratégique» pour approfondir la compréhension de l’impact socio-économique de la pandémie du COVID-19 au Maroc. Les trois ont formulé des recommandations. Celles-ci plaident pour une plus grande attention au suivi de la pauvreté multidimensionnelle, à l’innovation dans la collecte et l’analyse des données contextualisées, à l’investissement dans la continuité des services publics d’éducation et de santé durant et après la crise, ainsi qu’au renforcement de la régionalisation et la valorisation du rôle de la société civile.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Riz : les producteurs du Gharb réclament des mesures anti-dumping

Les riziculteurs du Gharb dénoncent l’impact des importations de riz sur leurs revenus et réclament une révision des droits de douane ainsi que des mesures contre le dumping.

El Mehdi El Azhary - 12 août 2026
Poulet : derrière l’effondrement des prix, les failles structurelles de la filière avicole

La chute du prix du poulet profite aux consommateurs mais fragilise les éleveurs. Surproduction, faible demande et manque de régulation révèlent les failles d'une filière en crise.

El Mehdi El Azhary - 12 août 2026
Habitat : le financement participatif atteint 31,5 MMDH

Le financement participatif de l’habitat a atteint 31,5 milliards de dirhams fin juin 2026, en hausse de 16,7% sur un an, selon Bank Al-Maghrib.

El Mehdi El Azhary - 11 août 2026
Réserves de carburants : le CESE alerte sur les fragilités structurelles du système marocain

Le CESE alerte sur les failles des réserves de carburants au Maroc et préconise une réforme combinant stocks publics et privés, contrôle renforcé et suivi numérique.

El Mehdi El Azhary - 11 août 2026
Addoha améliore ses revenus de 9% au premier semestre 2026

Le groupe immobilier a réalisé 1,4 milliard de dirhams de chiffre d’affaires au premier semestre 2026, en hausse de 9% sur un an. Les préventes ont progressé à 5.557 unités.

Rédaction LeBrief - 11 août 2026
Centres d’appels : le Maroc doit-il s’inquiéter ? Interview

La France ferme la porte au démarchage téléphonique, inquiétant au passage de nombreux centres d’appels. Au Maroc, qui risque d’en payer le prix ? Réponse d’un spécialiste.

Sabrina El Faiz - 11 août 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire