Fonds d’investissements stratégiques : le décret arrive au Parlement

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Conseil de gouvernement : consolidation des efforts de lutte contre le Covid-19

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Adopté la semaine dernière au Conseil de gouvernement, le décret relatif à la création du fonds d’investissement stratégique arrive ce mardi au Parlement. La Commission permanente chargée des finances et du développement économique à la Chambre des représentants examinera ce décret avant sa publication au Bulletin officiel. Retour sur les principaux axes de ce fonds d’investissement stratégique, élaboré sous les hautes instructions du roi Mohammed VI.

Le processus d’adoption du fonds d’investissement stratégique va bon train. Après sa validation jeudi dernier au Conseil du gouvernement, le décret arrive cette semaine à la Chambre des représentants. Une commission permanente chargée des finances et du développement économique se penchera ce mardi sur le dossier, rapporte le journal Aujourd’hui le Maroc dans son édition du lundi 10 août 2020.

Ce texte intervient en application des instructions du roi Mohammed VI contenues dans le discours royal du 29 juillet dernier prononcé à l’occasion du 21e anniversaire de la Fête du Trône. Lors de ce discours, le Roi avait demandé dans le cadre du plan de relance économique de créer un fonds d’investissement stratégique qui aura pour mission de soutenir les activités productrices ainsi que d’accompagner et financer les grands projets d’investissements dans différents secteurs publics et privés.

45 milliards de dirhams seront dédiés à ce fonds. L’État l’alimentera à hauteur de 15 milliards de dirhams et 30 milliards de dirhams seront mobilisés auprès d’institutionnels nationaux et internationaux. Ce fonds aura également pour objectif le renforcement des capitaux des entreprises afin de les aider dans leur développement. Selon le quotidien les Inspirations Éco, la sélection des projets se fera selon des critères basés sur leurs impacts et sur la création d’emplois.

De son côté, l’État s’engage à donner un coup de pouce aux entreprises qui souffrent de la crise sanitaire actuelle. Sur les 120 milliards de dirhams mobilisés et injectés dans l’économie nationale, près des deux tiers seront dédiés à l’appui des entreprises par les banques. Ainsi, 75 milliards de dirhams de ce budget de relance seront délivrés sous forme de crédits garantis par l’État et gérés par la Caisse centrale de garantie (CCG) qui, dans le cadre d’une réforme institutionnelle, sera transformée en société anonyme sous le nom de «Banque Publique de l’Entreprise». Cela passera par des mécanismes d’aides bancaires tels que : « Relance TPE »(Garantie de l’État à hauteur de 95% pour les crédits accordés aux TPE dont le CA est inférieur à 10 millions de dirhams) et « Damane Relance »(Garantie de l’État variant entre 80% et 90% des crédits en fonction de la taille de l’entreprise). Un crédit « Damane Relance hôtellerie » a également été créé pour les opérateurs touristiques.Selon Aujourd’hui le Maroc, la finalité de ce dispositif est de permettre la reconstitution des fonds de roulement des entreprises et de réduire le niveau des crédits interentreprises qui a atteint un niveau préoccupant.

Le privé s’engage à maintenir au moins 80% des emplois

Partenaire principal du pacte pour la relance économique et l’emploi signé la semaine dernière à Rabat, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a souligné que le discours royal est arrivé au moment opportun pour les chefs d’entreprises : «les Hautes Orientations royales, notamment l’injection de 120 milliards de dirhams dans l’économie nationale, la création du Fonds stratégique d’investissement et la généralisation de l’AMO, sont venues rassurer les chefs d’entreprises et leur ont donné l’espoir et la motivation pour continuer à se battre, dans ce contexte délicat, pour préserver les emplois et en créer d’autres», souligne Chakib El Alj, président de la CGEM.

Le patronat s’engage à tenir sa part du contrat en maintenant les emplois à un niveau supérieur ou égal à 80% par rapport à la déclaration CNSS du mois de février 2020 et à faire bénéficier les travailleurs non déclarés, du régime de couverture sociale de la CNSS. D’après le dernier rapport du Haut Commissariat au Plan, le Maroc a perdu 589.000 emplois au second trimestre de l’année 2020. Un chiffre inquiétant quand on sait que la création annuelle moyenne au cours des 3 dernières années s’établissait à 64.000 postes seulement…

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