Ménages : le taux d’endettement stable autour de 31%

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Comme pour les entreprises, la crise a bouleversé les prévisions budgétaires de centaines de milliers de ménages. Elle a aussi accentué la vulnérabilité d’un grand nombre de personnes, notamment ceux qui ont des engagements vis-à-vis des banques. Selon les dernières statistiques disponibles, plus de 462.000 ménages ont bénéficié de report d’échéances de crédit. Malgré cette souplesse, certains pourraient se retrouver dans l’incapacité de rembourser leurs traites puisque des dizaines de milliers de personnes qui étaient en arrêt de travail en raison du confinement n’ont pas repris leur boulot. Sans oublier ceux qui ont perdu leur job. Les banques prévoient une accélération des impayés dans les mois à venir. L’année dernière, leurs créances en souffrance ont augmenté de 10,4% à 29,6 milliards de DH dont 23,7 milliards de DH auprès des banques. Le taux de créance en souffrance de cette catégorie de clientèle s’élève à 8,2%, dont 7,9% chez les banques et 10,2% chez les sociétés de crédit à la consommation.
Un taux d’endettement stable, mais important
L’endettement des ménages a atteint 357 milliards de DH en 2019 en hausse de 5%. Il représente 31,1% du PIB. Comparé à d’autres économies et sous réserve de toutes les spécificités les caractérisant, ce ratio est situé à un niveau plus élevé que celui des pays en développement et certains pays émergents, et demeure en deçà des niveaux observés dans les économies avancées, indique Bank Al-Maghrib. Dans les bilans bancaires, les prêts aux ménages représentent près d’un tiers du total des crédits accordés. À fin 2019, le montant moyen d’endettement par ménage s’est établi à 43.458 dirhams contre 42.500 une année auparavant. La dette des ménages est constituée de pratiquement 2/3 de crédits à l’habitat. Une enquête de Bank Al-Maghrib sur 400.000 dossiers de crédit à la consommation en 2019 révèle un taux d’endettement moyen des ménages de 31%. Ce niveau est stable sur les cinq dernières années. Il s’établit à 34% pour les fonctionnaires, 28% pour les salariés, 28,5% pour les retraités et 26,4% pour les professions libérales.
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