Commerce extérieur : chute des échanges de biens, la balance des services limite la casse

Avatar de J.R.Y

Temps de lecture :

USA-Chine : peut-on encore parler de tensions commerciales?Des conteneurs © DR

A
A
A
A
A

Après quatre mois, les exportations se sont effondrées de 20% pour s’établir à 81 milliards de DH. Excepté les ventes de phosphates qui sont restées stables, aucun secteur n’est épargné. L’automobile, l’aéronautique, le textile et le cuir affichent des baisses à deux chiffres. Du côté des services, le Maroc parvient à limiter la casse. L’effondrement des cours du pétrole a fait du bien à la facture énergétique qui s’est allégée de 22%. De leur côté, les importations ont reculé de 13%.

Le commerce extérieur est mis à rude épreuve avec la pandémie du coronavirus. En quatre mois, les exportations se sont effondrées de 20% pour s’établir à 81 milliards de DH.

L’industrie à la peine

Premier secteur à l’export, l’automobile, a vu ses ventes à l’étranger dévisser de 39%. Elles se sont limitées à 17 milliards de DH. La conjoncture n’est pas plus clémente pour l’aéronautique (-34%), le Textile et cuir (-28%), l’Agriculture et l’agroalimentaire (-7%). La bonne nouvelle au niveau des exportations provient de l’OCP dont les ventes se sont maintenues. En dépit de la conjoncture, ses principaux marchés se sont bien comportés. Il y a aussi un effet de sécurisation des stocks. Ainsi, les ventes du phosphatier sont restées stables à 16 milliards de DH.

La baisse du pétrole pas suffisante pour équilibrer la balance

Au niveau des importations, la chute des cours du pétrole a nettement détendu la facture énergétique qui a baissé de 22%. Toutes les autres principales rubriques sont également en baisse notamment les biens d’équipement. Cela signifie que l’investissement est au ralenti. Les importations de produits finis de consommation ont reculé de 15% sous l’effet de la baisse de la demande des ménages. En revanche, les achats de produits alimentaires ont se sont hissés à 22 milliards de DH en forte hausse de 22%.

Après quatre mois, le Maroc limite la casse au niveau des autres sources de rentrée de devises. Les transferts des MRE ont baissé de 10% par rapport à la même période l’année dernière pour se chiffrer à 18,4 milliards de DH. Le flux net des recettes de voyage a, lui, diminué de 5,7% à 15,3 milliards de DH. Par contre, le flux net des investissements directs étrangers (IDE) a décroché de 17% à 5,3 milliards de DH. Le Maroc a capté 8,3 milliards d’IDE à fin avril contre 11,3 milliards de DH à la même période l’année dernière.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Habitat : le financement participatif atteint 31,5 MMDH

Le financement participatif de l’habitat a atteint 31,5 milliards de dirhams fin juin 2026, en hausse de 16,7% sur un an, selon Bank Al-Maghrib.

El Mehdi El Azhary - 11 août 2026
Réserves de carburants : le CESE alerte sur les fragilités structurelles du système marocain

Le CESE alerte sur les failles des réserves de carburants au Maroc et préconise une réforme combinant stocks publics et privés, contrôle renforcé et suivi numérique.

El Mehdi El Azhary - 11 août 2026
Addoha améliore ses revenus de 9% au premier semestre 2026

Le groupe immobilier a réalisé 1,4 milliard de dirhams de chiffre d’affaires au premier semestre 2026, en hausse de 9% sur un an. Les préventes ont progressé à 5.557 unités.

Rédaction LeBrief - 11 août 2026
Centres d’appels : le Maroc doit-il s’inquiéter ? Interview

La France ferme la porte au démarchage téléphonique, inquiétant au passage de nombreux centres d’appels. Au Maroc, qui risque d’en payer le prix ? Réponse d’un spécialiste.

Sabrina El Faiz - 11 août 2026
DGI : le 1er septembre 2026, échéance clef des obligations fiscales

La DGI rappelle l’échéance du 1er septembre 2026 pour plusieurs obligations fiscales. Qui est concerné et quelles démarches seront à effectuer avant la date butoir ?

Rédaction LeBrief - 11 août 2026
Aides au cheptel : le ministère défend le ciblage du dispositif

Le ministère de l’Agriculture défend les aides au cheptel, alors que 160.000 bénéficiaires n’ont pas perçu la deuxième tranche et que le débat sur les importations persiste.

Ilyasse Rhamir - 11 août 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire