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Sahara : le Conseil de sécurité de l’ONU soutient le plan marocain

Conformément à la résolution 2494, adoptée le 30 octobre 2019, le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu, ce jeudi 9 avril, une réunion par visioconférence portant sur le dossier du Sahara marocain. À l’issue de cette rencontre virtuelle, le Conseil a salué le plan d’autonomie proposé par le royaume et a rejeté les réclamations de l’Algérie et du Front Polisario sur l’ouverture de Consulats généraux dans les villes de Dakhla et Laâyoun. Le briefing d’António Guterres, secrétaire générale de l’ONU, a souligné que seul un processus de table ronde permettra de trouver une solution à ce dossier de longue date.

Par Nora Jaafar, Publié le 10/04/2020 à 16:51, mis à jour le 06/01/2021 à 10:44          Temps de lecture 3 min.
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le CS de l'ONU soutient le plan marocain

Ce jeudi 9 avril, le Conseil de Sécurité des Nations Unies s’est réuni par visioconférence afin d’aborder le dossier du Sahara Marocain. Lors de cette rencontre virtuelle, qui se conforme à la résolution 2494 du 30 octobre 2019, l’instance a réitéré les paramètres établis dans ses résolutions 2414, 2440 et 2468 pour parvenir à une solution définitive à ce conflit régional. Selon Maroc Diplomatique, le Conseil onusien a souligné que seul un processus de table ronde réunissant le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario pourrait mettre un terme à ce dossier épineux. Lesdits pays ont déjà effectué des négociations similaires en décembre 2018 et en mars 2019, rapporte Médias24, qui cite des sources diplomatiques de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Selon le briefing d’António Guterres, le secrétaire général de l’ONU, l’éventuelle solution politique de ce conflit doit être réaliste, pragmatique, durable et basée sur des compromis. Il estime que ces paramètres, qui adhèrent aux résolutions du Conseil, vont de pair avec le plan d’autonomie défendu et proposé par le Maroc depuis 2007. Jugée crédible et sérieuse par Guterres, l’initiative du royaume offre aux régions méridionales du Sahara la possibilité de s’auto-gouverner tout en restant sous la souveraineté du pays. Cette initiative a toutefois été rejetée et condamnée par l’Algérie et le Front Polisario.

 

L'indignation de l'Algérie

Par ailleurs, contrairement à la volonté de l’Algérie, qui a déchaîné ses lobbyistes et sa presse officielle et non officielle pour dénoncer les décisions du Maroc, le Conseil de sécurité a choisi d’ignorer les protestations concernant l’ouverture de consulats dans les villes sahariennes de Laâyoune et de Dakhla, indique H24Info. L’organe exécutif de l’ONU a affirmé qu’il s’agit d’actes de souveraineté conformes au droit international et qui s’inscrivent dans le cadre des relations bilatérales du royaume avec ses partenaires africains. Et d’ajouter que l’agitation de l’Algérie ne fait que confirmer son statut de partie principale dans le conflit territorial sur le Sahara. En effet, le pays nord-africain a longtemps nié son implication dans ce dossier, malgré son soutien sans failles au Front Polisario.

 

La réaction de la RASD

Outre l’Algérie, la déclaration du Conseil de sécurité a aussi contrarié le Front Polisario, qui a cherché à faire de ce conflit régional un point central de la réunion de ce jeudi. Ainsi, le représentant de la République arabe sahraouie démocratique autoproclamée (RASD), Sidi Mohamed Omar, a appelé les membres de l’agence onusienne à expliquer les raisons du «retard de la nomination d’un nouvel envoyé de l’ONU» dans la région. Notons que l’ancien émissaire de l’ONU au Sahara, Horst Köhler, a démissionné en mai 2019 en raison de problèmes de santé. Depuis, le secrétaire général de l’ONU est toujours à la recherche d’un remplaçant.

Enfin, une chose est sûre, tant que l’Algérie et la RASD rejettent les efforts diplomatiques du Maroc et du Conseil de sécurité de l’ONU, le conflit du Sahara marocain ne saura trouver une solution définitive. Reste à espérer que ces derniers acceptent de revenir à la table des négociations, à l’instar du royaume et de la Mauritanie, afin d’essayer de trouver un compromis qui satisfera toutes les parties concernées.

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