Temps de lecture : 3 minutes


Le PIB en baisse au 1er trimestre

Temps de lecture : 3 minutes

Catégorie Économie , Gros plan

Temps de lecture : 3 minutes

Comme redoutées, les premières estimations sur la croissance au premier trimestre sont mauvaises puisque le PIB a baissé de 1,8% selon le HCP. Deux semaines de confinement auront suffi pour réduire significativement la consommation des ménages, un des moteurs de la croissance. Celle-ci n’a augmenté que de 1,2%. La demande extérieure a, elle, reculé de 3,5% alors que le commerce mondial est en panne et que les pays partenaires souffrent de la crise sanitaire. Pour le deuxième trimestre, le HCP prévoit encore une baisse de 1,8% du PIB.

Temps de lecture : 3 minutes

Au vu des performances de l’économie au premier trimestre, le Centre Marocain de Conjoncture et S&P seraient plus proches de la réalité en prévoyant respectivement une hausse de 0,8% et 0,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2020. En effet, la croissance s’est contractée de 1,8% au premier trimestre selon les premières estimations du Haut-Commissariat au plan (HCP). Ce dernier prévoit une baisse du même ordre au deuxième trimestre. Pratiquement aucun secteur n’est épargné par la crise sanitaire.



 



La consommation des ménages décroche



Deux semaines de confinement auront suffi pour réduire significativement la consommation des ménages. Une hausse de seulement 1,2% a été enregistrée sur les trois premiers mois de l’année. Les achats de biens durables (voiture, électroménager…) sont particulièrement concernés, tout comme les dépenses en habillement, en transport et pour les activités touristiques. Les commerces, les magasins, les showrooms, les hôtels sont tous fermés pour ralentir la propagation du virus. Par contre, la consommation des administrations publiques a augmenté de 3,2% sous l’effet de la hausse des dépenses de fonctionnement.



La croissance de l’investissement, elle, s’est limitée à 1,2%. Le ralentissement de l’investissement en équipement industriel, l’atonie de l’investissement immobilier et surtout le manque de visibilité des opérateurs sont les principales causes du manque de dynamisme de l’investissement.



 



Une faible demande extérieure



Par ailleurs, l’activité a décroché en raison de la baisse de la demande extérieure. Elle a reculé de 3,5%. La fermeture des frontières a des effets néfastes sur le commerce mondial. Les pays partenaires subissent de plein fouet la crise aussi. Le PIB de la France par exemple s’est effondré de 6% au premier trimestre.



Les exportations ont chuté de 23%. L’automobile, premier secteur exportateur (27% des exportations totales), a le plus souffert de cette crise. Le segment de la construction automobile, déjà en ralentissement en 2019 suite à l’atonie qui touche l’industrie automobile mondiale et européenne, a été impacté par la baisse de la production locale en raison de l’arrêt des activités des sites de Renault et PSA et de la baisse de la demande en provenance de l’Europe. Près de 97% des voitures nationales exportées sont destinées au marché européen, notamment aux marchés français, espagnol, allemand et italien, fortement touchés par la crise sanitaire.



De leur côté, les importations ont baissé, mais, dans des proportions moins importantes. Cette situation engendre une pression sans précédent sur les devises au point de pousser le Maroc à tirer la ligne de précaution de liquidité de 3 milliards de dollars. Cette décision tient compte aussi d’une réduction des transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE), des recettes de voyage et des investissements directs étrangers (IDE), les principales sources de rentrée de devises.


Soutien à l’investissement : quel dispositif mis en place ?

Soutien à l’investissement : quid du dispositif mis en place

Améliorer l’impact des investissements, les orienter vers les secteurs productifs à haute valeur ajoutée, améliorer le climat des affaires et assurer un développement durable. Tels…
Entrepreneuriat : l’ANAPEC relève le défi !

Entrepreneuriat : l’ANAPEC relève le défi !

"Accompagner plus de 100.000 entrepreneurs potentiels". C'est l’un des objectifs majeurs de l'Agence nationale de promotion des emplois et des compétences (ANAPEC). Quelques jours …
Agadir : bilan très positif du Salon international Halieutis

Agadir : bilan très positif du Salon international Halieutis

Le rideau est tombé, dimanche, sur la sixième édition du Salon international Halieutis, tenue à Agadir du 1er au 5 février, sous le thème : "Pêche et aquaculture durables : leviers…
Emploi au Maroc : quelle évolution en 2022 ?

Emploi au Maroc : quelle évolution en 2022 ?

Le Maroc a réalisé des progrès significatifs pour stimuler la croissance économique et créer des opportunités d’emplois. Le gouvernement de Aziz Akhannouch a adopté une stratégie a…
Finance climatique : le Maroc en tête des pays du Maghreb en matière de réglementation

Finance climatique : le Maroc en tête des pays du Maghreb en matière de réglementation

Le Maroc a réussi encore une fois à se placer à la tête des pays maghrébins en matière de préparation des systèmes financiers pour soutenir l'action climatique. Tel est le constat …
Entrepreneuriat : comment être "IPO ready" ?

Entrepreneuriat : comment être « IPO ready » ?

Une "Initial public offering" (IPO), ou introduction en bourse, définie la cotation des actions d’une société sur un marché boursier. C’est un moyen important pour les entreprises …
Maroc-Espagne : un nouveau souffle à la coopération économique

Maroc-Espagne : un nouveau souffle pour la coopération économique

C’était la première étape de la Rencontre de haut niveau (RHN) entre le Maroc et l’Espagne, qui s’étale sur deux jours, à l’initiative de la Confédération générale des entreprises …
FMI : quelle croissance économique en Afrique et dans le monde en 2023 ?

FMI : quelle croissance économique en Afrique et dans le monde en 2023 ?

Le Fonds monétaire international (FMI) a légèrement revu à la hausse ses prévisions de croissance économique mondiale pour cette année. Elles sont estimées à 2,9% pour 2023 et à 3,…