Médiateur: près d’un quart des plaintes déposées ont été réglées

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Invité le mardi dernier au forum de la MAP à Rabat, Mohamed Benalilou, directeur de l’institution du médiateura profité de l’occasion pour présenter au roi Mohammed VI sonrapport annuel 2018. Durant l’année 2018, l’institution a reçu exactement 9 865 plaintes et doléances, en hausse de 5,2 % par rapport à 2017. Plus de 72 % de ces plaintes ne rentrent pas dans les prérogatives de l’institution, rapportent nos confrères de Médias24. Les principaux départements concernés par ces requêtes sont les ministères de la Justice et de l’Intérieur, rapporte la même source.
Seules 2738 plaintes rentrent dans les prérogatives du médiateur. Elles ont été principalement initiées par des personnes physiques (80 %), dont 25 % de femmes. Elles sont suivies par les groupes de personnes (12 %) et les personnes morales (7 %). Sur ces 2 738 plaintes recevables, 2 110 ont été traitées, maisseules 480 ont été réglées définitivement, soit un taux de 22,75 %.
Dans son édition du 4 décembre 2019, l’Économiste remarque que les régions qui ont émis le plus grand nombre de doléances ne sont « curieusement » pas des centres administratifs. La région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et celle de Fès-Meknès arrivent en tête, avec des taux respectifs de 17,8 % et 15,5 % de plaintes. La région de Casablanca-Settat ainsi que la région Rabat-Salé-Kénitra sont 3e et 4e au classement, avec respectivement 12,8 % et 11,4 %. Le journal estime que sur l’ensemble des requêtes reçues par le médiateur durant cette année, plus de 60 % ont un caractère administratif. Les dossiers liés à des problèmes financiers ou fonciers occupent la 2e et 3e position, avec respectivement 15,6 % et 14,8 %.
« Une lenteur des transformations »
Pour le médiateur, le nombre de doléances reçues durant cette année 2018 traduit le faible impact des réformes menées au niveau de l’administration sur le vécu des usagers. Benalilou dénonce une « lenteur du rythme des transformations au niveau des administrations ». Il réclame ainsi une réalisation plus rapide de ces amendements afind’évaluer les relations avec les citoyens, rapporte l’Économiste. Enfin, le Médiateur du Royaume appelle à l’abolitionde certaines pratiques malsaines affirmant que la moralisation des services publics doit être au centre des efforts de mise à niveau.
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