Attijariwafabank : la formation professionnelle au cœur du débat

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La Fondation Attijariwafa bank a organisé le jeudi 03 octobre 2019, à Casablanca, la 52e édition de son cycle de conférences « Échanger pour mieux comprendre » autour de la thématique : « Emploi des jeunes : la formation professionnelle s’ouvre aux métiers du futur ».

Cette rencontre a permis d’apporter des éclairages sur la nouvelle stratégie de l’OFPPT de la formation professionnelle et d’analyser le marché de l’emploi qui connaît et connaîtra des mutations permanentes, dans un contexte de révolution numérique et technologique.

Mohamed El Kettani, Président Directeur Général du groupe Attijariwafa bank, a rappelé l’importance stratégique de la formation professionnelle, un chantier déterminant pour l’avenir du pays et placé en tête des priorités nationales. Modérée par Houda Farrahe, directrice de l’Académie Internationale de Formation, cette rencontre a réuni un panel composé Loubna Tricha, directrice générale de l’Office de Formation Professionnelle et de Promotion du Travail (OFPPT), Sofia Nouri, Managing Partner de N2Growth Morocco ; Fatima Zahra Azzaoui, Responsable de l’Institut de Formation aux Métiers de l’Industrie Automobile de Tanger Free Zone (IFMIA) du Groupe Renault Maroc ; et Hamza Debbarh, Fondateur de la 3W Academy Maroc.

Loubna Tricha a présenté les objectifs de la nouvelle stratégie de l’Office et les principaux chantiers inscrits dans la feuille de route. La Directrice Générale de l’OFPPT a ensuite précisé que tous les aspects liés au contexte actuel et à son évolution, ont été pris en compte, notamment, la formation aux soft skills, la création d’un tronc commun assurant une base polyvalente solide, l’adoption de nouvelles méthodes pédagogiques, l’inclusion du digital dans le processus d’apprentissage, l’enrichissement du portefeuille de formation, etc.

Trois défis constituent désormais les priorités de l’Office : la recherche de synergies entre l’OFPPT, les Régions et les entreprises, la formation et la valorisation des formateurs ; et l’intégration de la chaîne de valeur sachant que la réussite de cette feuille de route est tributaire de la capacité d’anticipation des entreprises en termes de compétences et de métiers.

De son côté, Mme Sofia Nouri a dressé un tableau des nouvelles tendances du marché de l’emploi, soulignant la forte demande en faveur des métiers liés au digital, à l’intelligence artificielle et aux énergies renouvelables.

Tous ces métiers et formations y afférentes connaîtront une forte croissance durant la prochaine décennie. Mais pour traiter la problématique de la fuite des cerveaux et faire face à l’arrivée de la génération Y sur le marché de l’emploi, Nouri a insisté sur la nécessité de fidéliser les talents qui constitue l’un des défis majeurs du Maroc. De ce fait, les entreprises doivent dans la gestion de leurs ressources humaines, prendre en compte les aspirations de cette génération, à savoir le bien-être dans le travail, la quête de sens et la fierté d’appartenance à l’entreprise. Mais pour Nouri, l’accent doit être mis sur le développement des soft skills des collaborateurs, sachant que les compétences techniques sont facilement accessibles à tous.

Pour sa part, Fatima Zahra Azzaoui a partagé l’expérience de terrain du Groupe Renault au Maroc qui est très demandeur en compétences techniques. Elle a insisté sur l’importance de l’aspect métier pour les entreprises du secteur industriel, qui ne peuvent atteindre leurs objectifs sans des ressources humaines qualifiées. La Responsable de l’IFMIA de Renault a cité en exemple la coopération entre l’OFPPT et Renault Maroc. Grâce à ce partenariat, plusieurs actions de formation ont permis à l’usine de Tanger de démarrer dans les temps et de produire 400 000 véhicules par an. Ce partenariat public/privé a ainsi contribué à la genèse de l’industrie automobile au Maroc, industrie qui figure aujourd’hui en tête des secteurs exportateurs,devant les phosphates.

Enfin, Hamza Debbarh a énoncé trois défis majeurs à relever en matière d’emploi des jeunes : le défi démographique puisque les emplois nets créés chaque année ne permettent pas d’absorber les nouveaux arrivants ; le défi technologique avec la révolution numérique et la mutation de nos usages quotidiens qui ne permettent plus d’anticiper les mutations du marché de l’emploi ; et le défi sociologique lié à la présence sur le marché de l’emploi de générations différentes qui doivent apprendre à travailler ensemble.

Debbarh a ainsi mis l’accent sur l’importance de l’agilité et de la confiance. Les entreprises devront adopter des systèmes de formation agiles pour former des jeunes agiles, capables de s’adapter à l’inconnu. De plus, il est essentiel de tisser une toile de confiance et de bienveillance entre les collaborateurs de générations différentes.

À travers cette conférence consacrée à une thématique d’actualité, la Fondation Attijariwafa bank renouvelle son engagement à promouvoir un débat constructif sur des problématiques économiques, culturelles et sociales qui concernent l’avenir du Maroc.

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