Affaire Omar Radi et Imad Stitou : report du procès au 9 décembre

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La deuxième audience en appel des journalistes Omar Radi et Imad Stitou, initialement prévue jeudi 25 novembre,a été ajournée au 9 décembre prochain parla Cour d’appel de Casablanca. Radi était présentjeudi devant le juge, mais Stitou s’est absenté de cette deuxième audience pour des raisons professionnelles. Une absence qui a d’ailleurs motivé l’ajournement de l’audience par la Cour, qui a estimé que la défense avait besoin de plus de temps pour se préparer. Cependant, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) a contesté ce reporttout en exigeant «la poursuite de la procédure, le journaliste étant représenté par son avocat».
Par ailleurs, la défense a une nouvelle fois demandé la libération provisoire de Omar Radi, soulignant la longue durée de son incarcération (depuis juillet 2020) et le caractère exceptionnel de sa détention préventive. «Dans le droit marocain, la détention préventive est une mesure exceptionnelle», expliquentles avocats du journaliste, réclamant ainsi sa libération provisoire «ne serait-ce que sous caution». Le parquet a toutefois rejeté une nouvelle fois cette requête.
Pour rappel, Omar Radi a été écopé en première instance de six ans de prison pour espionnage et viol, alors queson confrère, Imad Stitou, seul témoin à décharge, a été condamné à un an de prison, dont six mois en sursis.
Pour Human Rights Watch, le procès en première instance était «inique» et «inéquitable» et son verdict s’étaitbasé sur «des violations de procédures, de “preuves” douteuses et de raisonnements spéculatifs». Eric Goldstein, directeur par intérim de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch, a ajouté pour sa part qu’«après des années de harcèlement policier couronnées par une parodie de procès, Omar Radi passe actuellement sa deuxième année derrière les barreaux plutôt que de faire son métier et d’enquêter sur la corruption d’État».
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