Casablanca concentre près du quart des chômeurs

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Le taux de chômage atteint 11,8% au 3e trimestre 2021, en baisse de 0,9 point par rapport à la même période de 2020. L’économie nationale a créé 642.000 postes d’emploi et le nombre de chômeurs a baissé de 35.000. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans, les diplômés et les femmes sont les plus impactés par ce fléau. Détails.

Le haut commissariat au Plan (HCP) a publié ce mercredi unenote d’information relative à la situation du marché du travail au troisième trimestre2021 par rapport à la même période de l’année précédente. Il en ressort un taux de chômageen baisse de 0,9 point. Il est passéde 12,7% au 3e trimestre 2020 à 11,8% à la même date en 2021. Ce taux reste tout de même élevé chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans (31%), les diplômés (18,7%) et les femmes (16,5%).

Lire aussi :Indemnité de chômage : 97.000 bénéficiaires en 7 ans

Le nombre de chômeurs a baissé de 35.000 en valeur absolue, résultant d’une réduction de 60.000 chômeurs en milieu rural et d’une augmentation de 25.000 en milieu urbain. Le volume total de chômage a atteint 1.447.000personnes au niveau national.

642.000 postes d’emplois créés

L’économie nationale a créé 642.000 postes d’emploi au troisième trimestre 2021, dont 274.000 emplois en milieu rural et 368.000 emplois en milieu urbain. En ce qui concerne la répartition par secteur, c’est celuides services qui a crée le plus d’emplois durant ce trimestre (306.000 postes), suivi de l’agriculture, forêt et pêche (190.000), duBTP (92.000 postes) et de l’industrie et l’artisanat (54.000).

En pourcentage, parmi les 10.807.000 actifs estimés au troisième trimestre de 2021, le secteur des services emploie près de la moitié (46,7%), suivi de l’agriculture, forêt et pêche (30%), duBTP (11,7%) et de l’industrie y compris l’artisanat avec (11,6%).

Lire aussi :Covid-19 : le taux de chômage au Maroc atteint son plus haut niveau depuis 2001

Près de deux tiers des actifs ruraux (66,4%) exercent dans le secteur de l’agriculture, forêts et pêche, et près de deux tiers des actifs citadins travaillent dans le secteur des services.

Un sous-emploi conséquent

La population active occupée mais en situation de sous-emploi à cause du nombred’heures travaillées a atteint 495.000 personnes, avec un taux de 4,6%. Celle en situation de sous-emploi liée à l’insuffisance derevenu ou à l’inadéquation entre la formation et l’emploi exercé est de 531.000 personnes.

Les catégories de la population qui ont connu les plus grandes baisses detaux de sous-emploi sont les personnes âgées de 35 à 44 ans (-3 points), les personnes âgées de 15 à 24 ans (-2,8 points) et les titulaires d’un diplôme de niveau moyen (-3 points). En somme, le volume du sous-emploi a atteint 1.027.000 personnes. Le taux global de sous-emploi a ainsi baissé de 11,6% à 9,5% au niveau national, de 10,5% à 8,6% en milieu urbain et de 13,3% à 10,8% en milieu rural.

Chômage en masse dans la région Casablanca-Settat

Presque sept chômeurs sur dix (69,6%) sont concentrés dans cinq régions. Casablanca-Settat vient en première position avec près du quartdes chômeurs (24,2%), suivie de Rabat-Salé-Kénitra (12,9%), Fès-Meknès (12,8%), Tanger-Tétouan- Al Hoceima (10,1%) et de l’Oriental (9,6%).

Lire aussi :M’diq-Fnideq : lutte contre le chômage et dynamisation de l’entrepreneuriat

Les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les régions du Sud (19,2%) et de l’Oriental (17,4%). Avec moins d’acuité, trois autres régions dépassent la moyenne nationale (11,8%) à savoir Fès-Meknès (13,2%), Casablanca-Settat (12,8%) et Drâa-Tafilalet (12,5%). En revanche, les régions de Marrakech-Safi, de Béni Mellal- Khénifra et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima enregistrent les taux les plus bas avec respectivement 7,7%, 10% et 10%.

Rappelons que le gouvernement Akhannouch a mis la lutte contre le chômage au centre de ses objectifs. L’exécutif prévoit de mettre en placeune politique pour l’accompagnement des personnes exclues du marché du travail. Il est également questiondesauver lesentreprises menacées de liquidation à travers le financement et d’accompagner les entreprises innovantes et compétitives. Pourle secteur de l’agriculture, la priorité sera donnée à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie « Al Jayl Al Akhdar » avec l’objectif de l’émergence d’uneclasse moyenne dans le milieu rural. Akhannouch va-t-il donc parvenir à tenir ses promesses et relever ces défis ? Réponse dans 5 ans.

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