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Programme du gouvernement : place aux votes !

Après son passage ce matin à la Chambre des représentants, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch s’est présenté ce mercredi après-midi devant les élus de la deuxième chambre. Le patron de l’exécutif a répondu aux différentes questions de ces derniers. La séance de vote de confiance à la 1re Chambre est imminente. 

Par Mohamed Laabi, Publié le 13/10/2021 à 18:11, mis à jour le 13/10/2021 à 18:48
         Temps de lecture 4 min.
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Aziz Akhannouch

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, s’est prêté ce mercredi au jeu des questions-réponses des parlementaires. Après avoir écouté les élus de la Chambre des représentants, le chef de l’exécutif s’est rendu cet après-midi à la deuxième Chambre.

Mohamed Bakouri, président du Groupe du RNI, Al Mourabit El Khammar, président du Groupe authenticité et modernité (PAM), Abdeslam Lebbar, président du Groupe istiqlalien de l'unité et de l'égalitarisme (PI) ont été les premiers à monter au pupitre de la deuxième Chambre. 

Ces derniers se sont tous félicités de la clarté du programme gouvernemental et ont confié que la majorité tâchera de regagner la confiance du peuple et de réaliser tous les objectifs tracés dans ce programme. 

De son côté, Moubarek Sebai, président du Groupe haraki note que le programme gouvernemental ne reprend que quelques engagements faits par le RNI dans la campagne électorale. Ce dernier appelle à l’intégration de la hausse du salaire à l’ensemble des fonctionnaires du secteur public et pas seulement aux enseignants. «Nous serons à vos côtés dans toutes les bonnes réalisations, et nous jouerons notre rôle dans l’opposition quand il le faudra», déclare Moubarek Sebai. Ce dernier ajoute que le Projet de loi de finances sera le premier test qui montrera les intentions de ce gouvernement. 

Lire aussi : Programme gouvernemental : la majorité applaudit, l'opposition sceptique

Abdellatif Moustaqim, président du Groupe de l’UGTM à la Chambre des conseillers a présenté sa totale confiance au programme gouvernemental : «Nous allons vous soutenir, mais en même temps nous allons vous orienter et nous n’hésiterons pas à vous conseiller quand il le faudra». Pour sa part, Mohamed Youssef Alaoui, président du Groupe de la CGEM a indiqué que le volume des responsabilités qui attendent le prochain gouvernement est très important notamment après la pandémie de la Covid-19. «Il faut améliorer le climat des affaires et en même temps veiller à la généralisation de la protection sociale et lutter contre les disparités entre les milieux urbains et ruraux».  

Amal El Amri, présidente du Groupe de l’UMT a déclaré que le gouvernement précédent a échoué dans ses missions sociales et économiques. Elle confie que les engagements du gouvernement actuel sont respectables et satisfaisants. «Il faudra répondre aux attentes des Marocains et investir dans le capital humain», dit-elle. 

Amal El Amri a également eu un mot pour les prisonniers du Hirak :«Je vous prie de bien vouloir libérer les prisonniers du Hirak et les journalistes». Un souhait également exprimé par Khalihenna Al Krach, coordinateur du Groupement de la Confédération démocratique du travail. 

 

«Nous avons besoin de vous tous pour réussir ce programme»

Après l’écoute de tous les intervenants, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a pris la parole. «Les gens ont montré le 8 septembre dernier qu’ils voulaient du changement. Le citoyen nous attend aujourd’hui, nous attend sur plusieurs volets dont l’emploi et la santé». Le chef de l’exécutif a appelé les entrepreneurs à passer à l’action : «les entrepreneurs doivent aujourd’hui travailler pour faire bouger les choses. Ils doivent payer leurs impôts car cela va nous aider à mieux gérer la problématique de l’emploi». Et d'ajouter :  «Nous avons aujourd’hui l’appui du Roi. Nous avons besoin de l’appui de nos responsables et des gens qui veulent travailler sérieusement sur le terrain et relever ces défis»

Le chef du gouvernement a répondu aux parlementaires qui ont mentionné que le taux de croissance de 4% est faible: «Je ne peux pas avancer des taux de 6 ou 7% alors que l’on n’en a pas encore fini avec la pandémie», souligne Akhannouch. «Si aujourd’hui, nous avons une 4e vague, comment allons nous procéder? Je ne peux pas avancer des chiffres que je ne pourrai pas tenir», dit t-il. 

Akhannouch reviendra à partir de 19 heures à la Chambre des représentants pour prendre part à une séance consacrée à sa réponse aux interventions des groupes et groupements parlementaires lors de la discussion du programme gouvernemental, suivi du vote dudit programme.

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