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NMD : ce qu'il faut retenir du passage de Benmoussa au Parlement

Chakib Benmoussa, président de la Commission spéciale pour le modèle de développement (CSMD), s’est présenté ce mardi au Parlement pour étaler les grandes lignes du rapport général de son instance. Il a insisté sur l’importance de complémentarité entre un État fort et une société forte pour atteindre les objectifs du pays et sur la nécessité de l’appui inconditionnel de toutes les parties prenantes compétentes, dont le Parlement.

Par Mohamed Laabi, Publié le 02/06/2021 à 11:51, mis à jour le 02/06/2021 à 17:50
         Temps de lecture 8 min.
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Chakib Benmoussa, président de la CSMD © DR

Après avoir présenté la semaine dernière le rapport général sur le nouveau modèle de développement au roi Mohammed VI, Chakib Benmoussa, président de la CSMD, a démarré cette semaine le processus de présentation de ce rapport à tous les acteurs politiques, économiques, syndicaux et de la société civile. Il s’est présenté ce mardi au Parlement, il sera reçu ce jeudi matin par la Confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM) avant de rencontrer plus tard les syndicats.

Lors de son passage au Parlement qui a duré moins de 45 minutes, Benmoussa a souligné que l’approche adoptée par la commission pour l’élaboration de ce modèle repose sur les contributions de toutes les parties à travers des consultations et plusieurs mécanismes interactifs tels que des séances d’écoute, des consultations, des visites sur le terrain et des séances de discussion avec des experts. «Nous avons tenté de proposer un diagnostic audacieux des attentes de toutes les parties concernées», souligne Benmoussa.

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Ce dernier relève que les visions des citoyens, des partis politiques, des organisations professionnelles, des partenaires sociaux et des acteurs institutionnels convergent vers la reconnaissance des multiples acquis et capacités du pays tandis que leurs attentes sont principalement liées au progrès social, à l’accès aux opportunités économiques et à une crise de confiance des citoyens envers certaines institutions.

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Parmi les raisons de cette crise de confiance, Benmoussa cite : le manque de cohérence entre la vision stratégique et les politiques publiques, la lenteur de la transformation structurelle de l’économie, les capacités limitées du secteur public dans la mise en œuvre des politiques publiques et enfin le poids des contraintes qui limitent les initiatives (minute 14 de la vidéo ci-dessous).
 

 

Un État fort et une société forte

Dans son discours, Benmoussa a relevé que le nouveau modèle de développement (CSMD) prône une nouvelle doctrine organisationnelle, celle de la complémentarité entre un État fort et une société forte. Cette doctrine met l’accent sur le besoin de synergie des acteurs dans le cadre d’une démarche de mobilisation commune. «Lors de nos déplacements, nous avons ressenti une belle dynamique des citoyens, ces gens n'attendent pas un appui de l’État, mais prennent l’initiative et font état d’une créativité très importante. Si l’on se concentre sur l’évolution de ces compétences, nous allons contribuer à développer plusieurs points de la population et libérer les compétences de chacun». (Minute 24).

Par ailleurs, Benmoussa souligne l’importance d’avoir un «État visionnaire et stratège», un État qui définit les orientations et les objectifs de développement, qui donne sens au projet national collectif et fédérateur, un État protecteur qui assure ses fonctions pour garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens, qui réduit les insécurités, protège les libertés et la pluralité, et laisse s’exprimer toutes les énergies selon des règles transparentes et responsabilisantes. Benmoussa appelle à un État qui tire sa force de sa capacité à orienter, gérer et administrer. Il souligne que ce changement de doctrine exigera un renforcement sensible des capacités de l’État à remplir ces fonctions principales et à conduire le changement.

 

Une mobilisation de toutes les parties prenantes y compris le Parlement

Chakib Benmoussa a déclaré que cette présentation des conclusions du rapport général sur le nouveau modèle de développement au sein du Parlement a de fortes connotations symboliques. «L’institution parlementaire était et restera un espace d’orientation du débat public et de partage d’idées et d’opinions, de même qu’elle est l’incarnation de la volonté populaire et de la démocratie représentative et participative dans ses diverses dimensions et ramifications», a-t-il assuré.

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De son côté, Habib El Malki, président de la Chambre des représentants a salué le contenu du rapport sur le nouveau modèle de développement en termes d’évaluation des conditions économiques, sociales et autres ainsi que la présentation d’une vision prospective claire basée sur des indicateurs scientifiques et cognitifs pour diverses politiques et programmes publics. Il a également fait part de l’engagement constant des composantes du Parlement à adhérer à ce nouveau chantier communautaire sociétal sous la conduite du roi Mohammed VI.

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