Refuser de faire avorter peut causer des problèmes de santé

image defaut author woman

Temps de lecture :

066c106cc86b5dce38c1fd35559cb615-etats-unis-restrictions-sur-l-avortement-les-grands-studios-d-hollywood-sortent-de-leur-silence

A
A
A
A
A

Lorsqu’une femme se voit refuser un avortement, elle risque de sérieux troubles mentaux et financiers. Une nouvelle étude, publiée dans les Annals of Internal Medicine, indique que sa santé physique pourrait également en souffrir.

L’avortement est désormais interdit dansplusieurs états américains. De nombreuses femmes se voient refuser leur droit à l’IVG. Quelles sont les conséquences de ce refus sur les vies de ces « mamans malgré elles ?

Les chercheurs ont découvert que les femmes à qui l’avortement avait été refusé étaient plus susceptibles de souffrir de maladies chroniques, de douleurs persistantes et d’une santé très fragile jusqu’à cinq ans plus tard.

« De nombreuses études montrent qu’à court terme, l’avortement est beaucoup plus sûr que l’accouchement », déclare la coauteure de l’étude, Lauren Ralph, professeur en obstétrique, gynécologie et sciences de la reproduction à l’Université de Californie à San Francisco.

« Notre étude démontre que l’avortement n’est pas préjudiciable à la santé des femmes, mais se voir refuser l’intervention l’est probablement. »

L’étude a été financée par plusieurs fondations, notamment la Fondation Wallace Alexander Gerbode, la Fondation David et Lucile Packard et la Fondation William et Flora Hewlett.

Le projet a fait le suivi d’environ 900 femmes désireuses de se faire avorter dans des cliniques américaines entre 2008 et 2010.

Au total, 328 femmes ont subi une IVGpendant leurpremier trimestre, 383 au deuxième trimestre et 163 n’ont pas été autorisées à faire l’intervention. Chaque femme a fourni des informations sur sa douleur, ses affections chroniques et son état de santé général au début de l’étude, deux fois par an pendant les cinq années.

En s’intéressant uniquement aux femmes souhaitant avorter, les chercheurs ont pu atténuer les facteurs de confusion potentiellement liés au socioéconomique età lasanté.

Au début de l’étude, environ 20% des femmes qui avaient subi un avortement au premier trimestre avaient déclaré que leur état de santé avant la grossesse était passable ou médiocre, contre 17,5% de celles qui avaient subi un avortement au deuxième trimestre et environ 18% de celles qui n’avaient pas fait l’intervention.

Après les cinq années de suivi, environ 20% des femmes ayant eu recours à un avortementles deux premiers trimestresde leur grossesse ont déclaré avoir une santé passable ou mauvaise, mais parmi les celle qui ont accouché, la proportion de celles déclarant une santé passable ou mauvaise avait augmenté à 27%.

Les femmes qui ont accouché ont également signalé des taux légèrement plus élevés d’infections chroniques, notamment des maux de tête, des douleurs articulaires, de l’asthme et un taux de cholestérol élevé.

Deux femmes qui ont fini par donner naissance sont également mortes de causes maternelles, ce qui « aurait pu être évité si ces femmes avaient eu accès aux soins de santé qu’elles avaient recherchés », dit Ralph.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
WhatsApp expérimente au Maroc une nouvelle façon d’afficher les Statuts

WhatsApp teste au Maroc un nouvel affichage des Statuts dans l’onglet Discussions, sans changer la confidentialité ni les contrôles des utilisateurs.

El Mehdi El Azhary - 18 juin 2026
Plus de 1.000 détenus obtiennent leur baccalauréat en 2026

1.074 détenus ont décroché leur baccalauréat en 2026, soit un taux de réussite de 44%, supérieur à la moyenne nationale des candidats libres.

Mouna Aghlal - 18 juin 2026
Alerte météo : vague de chaleur annoncée de vendredi à dimanche

Vague de chaleur de vendredi à dimanche au Maroc : 39 à 45°C attendus dans plusieurs provinces du nord, centre et sud du Royaume.

Mouna Aghlal - 18 juin 2026
Bac 2026 : 64,8% de réussite, une session marquée par la progression et la digitalisation

Bac 2026 au Maroc : 262.442 admis, un taux de réussite de 64,8% et plus de 163.000 candidats au rattrapage.

Mouna Aghlal - 18 juin 2026
Le discours de haine : un défi mondial pour les droits humains

Le discours de haine déshumanise, alimente la violence et se propage en ligne, d’où l’appel de l’ONU à renforcer l’éducation, la régulation et le respect.

Mouna Aghlal - 18 juin 2026
Conflits armés : près de 40.000 violations graves commises contre des enfants en 2025

L’ONU recense 38.558 violations graves contre des enfants en 2025. Meurtres, mutilations et enlèvements sont en forte hausse dans les conflits.

Mouna Aghlal - 18 juin 2026
Voir plus
Aïd Al-Fitr 1447 pourrait tomber le samedi 21 mars

Société - Selon les calculs astronomiques, Aïd al-Fitr 2026 pourrait tomber le samedi 21 mars au Maroc. La visibilité du croissant lunaire est prévue vendredi soir, mais la date officielle sera confirmée par le ministère des Habous.

Ilyasse Rhamir - 9 mars 2026
Ramadan : horaires spéciaux du tramway de Casablanca

Société - Le réseau CASA Tramway adopte des horaires spéciaux durant le mois de Ramadan.

Mouna Aghlal - 17 février 2026
Ramadan 2026 : la Zakat Al Fitr fixée à 25 dirhams

Société - Le Conseil supérieur des oulémas annonce la valeur de la Zakat Al Fitr pour 2026 à 25 dirhams pour l'année 1447 de l'Hégire.

Mouna Aghlal - 12 mars 2026
8 mars : 8 Marocaines qui bousculent les lignes

Société-A l’occasion du 8 mars, LeBrief rend hommage à 8 femmes que nous avons rencontrées et interviewées ces derniers mois.

Sabrina El Faiz - 8 mars 2026
Manifestations de la « GenZ 212 » : 60 personnalités marocaines exhortent le Roi à engager des réformes profondes

Société - Soixante figures marocaines appellent le roi Mohammed VI à lancer des réformes profondes en phase avec les revendications de la jeunesse.

Hajar Toufik - 8 octobre 2025
Travaux : les Casablancais n’en peuvent plus !

Dossier - Des piétons qui traversent d’un trottoir à l’autre, des voitures qui zigzaguent… À croire que les Casablancais vivent dans un jeu vidéo, sans bouton pause.

Sabrina El Faiz - 12 avril 2025
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire